ÉconomieEntreprisesIndustrie

L’AOP Ossau-Iraty n’en finit pas de séduire les consommateurs

2 min de lecture
Fromage de l'AOP Ossau-Iraty

Récemment récompensés, les fromages de l’AOP Ossau-Iraty cultivent leur attachement à leur terroir et poursuivent leur développement commercial.

Du 23 février au 3 mars, l’Appellation d’origine protégée Ossau-Iraty s’expose au salon international de l’agriculture. L’occasion, pour les visiteurs, de (re)découvrir ses produits. « Les consommateurs ont accès à l’Ossau-Iraty par le biais des médias et sur les lieux de vente. Une bonne synergie entre les actions collectives menées par le syndicat et les actions de développement des ventes par les fromageries est certainement la clé pour les consommateurs goûtent l’Ossau-Iraty », explique Céline Barrère, responsable de la communication de l’AOP.

Après avoir été primé « meilleur fromage » au monde en 2006 et en 2011, l’Ossau-Iraty s’est dernièrement vu attribuer les prix de vice-champion du monde et de champion du monde toutes catégories au World Cheese Awards et au World Championship Cheese Contest par l’intermédiaire de la fromagerie Agour, basée à Hélette (Pyrénées-Atlantiques). La fromagerie de Mauléon, qui collecte son lait dans un rayon de 80 km, a elle aussi été récompensée.

Des efforts de promotion soutenus

« Depuis sa création en 1978, le syndicat de l’AOP a permis de mieux décrire les pratiques des éleveurs et des fromagers. Le lien au terroir est solidement inscrit dans les textes qui le définissent : pas d’OGM, pas d’ensilage, pâture prédominante, croûte naturelle… », poursuit Céline Barrère. Composé de cinq personnes, le syndicat a aussi insisté sur la reconnaissance des efforts fournis par ses adhérents auprès des consommateurs. « Les efforts de promotion de l’AOP ont permis de relancer le marché dans les années 1990. Mais aussi, la gestion concertée de la filière lui permet de s’adapter à des étapes sensibles. Il est important de bien amener le consommateur à faire la différence entre un fromage au lait de brebis AOP et un fromage non AOP. »

Le lait et les fromages sont élaborés par 1 200 éleveurs, dont 150 producteurs fermiers et une vingtaine de fromageries ou affineurs. 443.000 brebis laitières sont recensées. 4300 tonnes de fromages ont été vendues en 2017. « Nous séduisons les consommateurs à la recherche de produits de terroir, naturels, de qualité et à la provenance certifiée. Le fait de proposer un fromage sans lactose joue énormément : les fromages au lait de brebis après affinage ne contiennent plus de lactose, ce qui permet aux personnes ne tolérant pas les fromages au lait de vache de découvrir notre gamme », explique Céline Barrère.

Plusieurs variétés mises en avant

L’objectif des producteurs est, aujourd’hui, de développer davantage la commercialisation. « L’Ossau-Iraty est commercialisé principalement en France, dans la grande distribution, mais aussi dans les circuits traditionnels. La vente directe et par correspondance se portent également très bien », observe Céline Barrère. L’accent est mis sur les différentes variétés (le Fermier basque, sous forme de tommes d’environ 2 kg, le Fermier béarnais, d’environ 4 kg, et le Fermier d’estive).

A lire également
Entreprises

FOOD — Dumbo et Mamiche: le cookie sur-mesure des agitateurs du smash burger et de la boulangerie

La nouvelle collab food parisienne à suivre en ce printemps-été : Dumbo s’associe à Mamiche pour proposer un cookie en édition limitée. Un dessert pensé comme la continuité de l’expérience smash burger, livré chaque jour sauf le dimanche.
La sélection de la rédaction

RESTAURANT — À Paris, Les Bavards, du bar au bistrot au long du boulevard de Ménilmontant

Le restaurant Les Bavards, situé dans le 20ème arrondissement de Paris, adopte un positionnement de bistrot traditionnel sous la direction d’Anis Sehrine. L’établissement mise sur un nouveau décor et une carte renouvelée, intégrant des classiques de la cuisine française comme la soupe à l’oignon, la saucisse-aligot ou la souris d’agneau.
Entreprises

CAFÉ — Un marché en mutation, sur fond de montée en gamme

Sourcing pointu, multiplication des ouvertures de coffee shops et essor des alternatives végétales : le marché français du café connaît une transformation structurelle portée par de nouveaux entrants et une diversification des saveurs.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter