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La crise économique comme premier souci des Américains

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Un récent sondage indiquait que la crise financière et économique qui fait vaciller les Etats-Unis inquiète les Américains en premier lieu, avant la guerre en Irak, jusqu’alors premier sujet de préoccupation des Américains. « La crise de liquidité et la stabilité du dollar sont liées. La distribution massive de crédit depuis 2002 ne se serait jamais produite si la Réserve fédérale avait eu pour objectif sa stabilité. La crise nous ramène aux principes de base. La destruction de richesse par la dévaluation des devises crée occasionnellement de l’emploi, mais elle est le signe de l’appauvrissement, pas de la prospérité« , pointe du doigt dans le Wall Street Journal l’universitaire et consultant Reuven Brenner. Le dollar est tombé à 1,59$ pour 1 euro le 17 mars dernier, et les cambistes ne sont guère confiants pour la suite. La devise américaine est au plus bas depuis 35 ans.

Les saisies immobilières consécutives au crédits dits subprime mortgage, les difficultés monétaires, l’inflation et les prix élevés du pétrole prennent à la gorge des Américains qui ne peuvent ignorer l’impact de ces problèmes dans leur vie quotidienne. Une batterie d’indicateurs l’a d’ailleurs confirmé ce mardi: la confiance des consommateurs s’affiche outre-Atlantique comme au plus bas depuis cinq ans. « Les chiffres sur la confiance des consommateurs ont été vraiment négatifs pour le marché », a expliqué à l’AFP Peter Cardillo, analyste au cabinet new-yorkais Avalon Partners.

Les démocrates en embuscade

Les deux candidats à l’investiture démocrate comptent rebondir sur cette actualité pour apporter de l’eau à leur moulin. La crise économique se présente comme une nouvelle opportunité d’avancer des propositions et battre en brèche la politique menée par l’Administration Bush. C’est Hillary Clinton qui a dégainé la première, lundi lors d’un discours prononcé en Pennsylvanie. « La semaine dernière, nous avons vu des interventions sans précédent pour préserver la confiance dans notre marché du crédit et éviter une crise pour les banques de Wall Street. Il est maintenant temps d’être aussi offensifs pour aider les familles à éviter les saisies« , a-t-elle indiqué, ajoutant qu’elle souhaitait la mise en oeuvre d’un « groupe de travail d’urgence sur les saisies immobilières » sous la houlette des deux anciens présidents de la Fed Alan Greenspan et Paul Volcker, ainsi que de Robert Rubi, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton.

« Le gouvernement a un rôle à jouer pour faire progresser notre prospérité commune: en fournissant des conditions macroéconomiques et financières stables pour la croissance durable, en exigeant la transparence, et en garantissant une concurrence équitable. Le marché biaisé crée des bulles au lieu d’une croissance stable et durable« , a pour sa part estimé son rival Barack Obama, n’hésitant pas à affirmer que l’économie américaine « est en récession« . Une remise à plat des conditions de régulation du marché est de mise pour le candidat, qui a par ailleurs expliqué que « l’économie de marché libre n’a jamais été censée être un permis de prendre tout ce que vous pouvez, de toutes les façons que vous le pouvez« . Les responsables d’établissements financiers sont prévenus.

Publié dansEconomiePolitique éco