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Infobésité: quand trop d’info tue l’info

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Infobésité: quand trop d’info tue l’info

La recherche d’information sur internet ou au sein des bases de données tend à se complexifier au fur et à mesure de l’accroissement des sources disponibles.

Apparue pour la première fois il y a quatre ans, la notion d’infobésité permet de remonter à une époque où le haut-débit n’était pas généralisé… Autant dire que la situation a empiré depuis ! Comment mettre de l’ordre dans une masse informationnelle qui ne cesse de grandir, à la fois alimentée par des médias professionnels et les internautes (user generated content) ? Le cabinet américain Basex, spécialisé dans l’économie de la connaissance, a mis en place un “calculateur d’infobésité” destiné à évaluer le coût de la sur-information au sein des entreprises.

Le cabinet de conseil évalue à 900 milliards de dollars le coût généré par la sur-information, ce phénomène engendrant une perte de temps et de productivité des salariés-internautes. La principale solution préconisée réside dans l’amélioration des algorithmes de recherche, même si des travaux sont possibles à ce sujet dans les moteurs internes aux firmes, mais impossible pour les utilisateurs de Google et consorts. Le développement des pratiques collaboratives est également à envisager, les salariés se transmettant les sources d’informations les plus pertinentes. Les bases documentaires internes doivent par ailleurs faire l’objet d’une optimisation régulière.

Des produits documentaires peuvent remplir, au sein des entreprises, une fonction de veille ou de diffusion sélective de l’information (communiquer régulièrement aux usagers les résultats d’un profil de recherche personnalisé). Le service en charge de la documentation ou de la communication interne peut servir de support à ce nouveau type d’usage des médias, un tri étant effectué parmi une sélection de sources (chaque internaute peut néanmoins se servir d’un agrégateur de type Netvibes ou Google Reader, une solution intéressante pour les PME) vérifiées ou actées comme pertinentes, la profusion de sites, de blogs ou de journaux devenant rapidement difficile à gérer !

Les communications électroniques ne sont pas épargnées. On estimait en 2006 à 70 % le nombre de courriels relevant du domaine des spams, grappillant de précieuses minutes lors de la consultation de la boite mail. A la recherche du temps perdu, telle pourrait être la nouvelle mission des documentalistes à l’heure du numérique.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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