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Fermeture d’entreprises : les Français plébiscitent l’interventionnisme

Lorsque des emplois sont menacés, l’immixtion de l’Etat dans les affaires est largement approuvée.

Malgré le fait que la menace de nationalisation du site de Florange, brandie par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg dans le cadre de l’affaire ArcelorMittal, n’ait pas été mise à exécution en raison de la signature d’un accord – vivement critiqué – sous la houlette du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les Français semblent approuver l’intervention étatique dans le cas où des emplois seraient menacés.

Selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour L’Humanité Dimanche*, 75 % des Français estiment que l’Etat et les pouvoirs publics doivent intervenir pour empêcher la fermeture des entreprises. 90 % des sondés indiquant avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle et 56 % des répondants ayant déclaré avoir voté pour Nicolas Sarkozy lors de ce scrutin y sont favorables. Ce chiffre s’élève à 82 % chez les électeurs de Marine Le Pen.

L’analyse des résultats par niveau de diplôme permet de faire ressortir un certain niveau d’inquiétude chez les sondés les moins qualifiés. 83 % des répondants ayant un diplôme inférieur au baccalauréat se prononcent pour l’intervention de l’Etat et des pouvoirs publics dans le cadre de fermeture d’entreprises. Les sondés âgés de 35 à 49 ans sont les plus sensibles à cette proposition, suivis par les sondés âgés de 25 à 34 ans.

En fonction du niveau de revenus nets du foyer auquel appartiennent les sondés, les personnes ayant déclaré entre 1200 et moins de 2300 euros sont les plus favorables à cette mesure (81 %), suivies des sondés dont le foyer touche entre 2300 et de 3500 euros. Cette opinion est donc partagée non seulement au sein des classes populaires, mais également des classes moyennes.

*Enquête réalisée du 5 au 7 décembre par Internet auprès de 1199 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

Publié dansActualité socialePolitique écoSociété