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Energie: la nouvelle donne

Deux grands marchés de cotation font référence pour le pétrole brut : le NYMEX, aux Etats-Unis, et l’ICE, à Londres. Sur le premier, est coté le brut léger américain, ou WTI (West Texas Intermediate). Sur le second, on retrouve le brut de Mer du Nord, le fameux Brent. Un baril correspond à 42 gallons américains, soit 158 litres environ. Pendant ce temps, les énergies fossiles se révèlent progressivement incapables de faire face à long terme à l’augmentation de la demande. Le pétrole et le gaz naturel se raréfient, et les énergies émettrices de CO2 font l’objet d’une surveillance accrue. Jusqu’à la fin du vingtième sicle, la question dominante chez les acteurs de l’énergie résidait dans l’anticipation des prix du pétrole, du gaz et du charbon.

Cette dernière source d’énergie revient par ailleurs sur le devant de la scène. Aujoud’hui, lors d’un investissement dans ce domaine, plusieurs données doivent faire l’objet d’une analyse approfondie, au premier rang desquelles les quantités disponibles s’il s’agit d’une énergie fossile, ou bien la production potentielle. L’autre facteur concerne les prix: le coût induit par la pollution est à prendre en compte, rendant de ce fait possible l’hypothèse du choix des énergies renouvelables. Le réchauffement climatique faisant l’objet d’une prise de conscience mondiale, les technologies et les énergies non émettrices de CO2 vont bénéficier d’avantages non négligeables concernant leur coût. Les entreprises pétrolières ont déjà cherché à diversifier leurs activités vers de nouvelles sources d’énergie.

La nouvelle signification du sigle BP, transformé en « Beyond Petroleum », relève de cette stratégie qui place aujourd’hui la firme britannique en tant qu’acteur majeur de l’énergie photovoltaïque. La R&D est au coeur de la nouvelle compétition mondiale entre les acteurs de l’énergie: il faut à la fois permettre le développement de technologies plus propres, non ou faiblement émettrices de CO2, et développer des équipements en permettant la capture. On envisage en effet d’équiper les centrales à charbon pulvérisé et les turbines à gaz de dispositifs de capture du CO2, afin d’éviter son rejet dans l’atmosphère. Le CO2 fait l’objet d’une séparation des gaz de combustion puis est comprimé puis transporté afin d’atterrir dans des réservoirs souterrains. Areva se penche pour sa part sur le secteur de l’éolien, qui peine à jouir de meilleures implantations. L’installation d’éoliennes est en effet soumis à une stricte réglementation, et soulève souvent l’hostilité d’une partie des riverains. Mais ce n’est pas un actif stratégique pour Areva: le développement du nucléaire est envisagé dans les pays émergents, qui doivent faire face à une croissance forte de leur population.

Sachant qu’il devient possible de construire des réacteurs à des coûts nettement inférieurs à ceux pratiqués au lancement de cette technologie, un certain nombre de pays repensent leur politique énergétique. Cependant, les matériaux et les connaissances utlisés dans le cadre des programmes nucléaires civils peuvent servir à développer des armes nucléaires.

Publié dansEconomieEnvironnement-Santé