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Economie : UBS suggère de passer à l’action en 2014

La banque suisse UBS estime que la croissance mondiale s’accélérera en 2014.

Prévisions économiques 2014 (2/2). Malgré de nombreux risques (résurgence de la crise de la zone euro, inflation au Japon sans croissance économique, assèchement du crédit en Chine…), « l’environnement semble favorable à la prise de risques », d’après Alexander S. Friedman, Global chief investment officer Wealth Management chez UBS. La banque suisse table sur une hausse du PIB mondial de 3,4 % en 2014, dans la droite ligne des prévisions du gérant de fonds américain BlackRock (3,5 %). Il s’agirait de sa plus forte augmentation depuis 2010.

En dépit des difficultés politiques liées au conflit entre démocrates et républicains sur le budget, qui pourraient toutefois s’apaiser, l’économie américaine semble, selon UBS, la plus avantagée parmi les grands pays développés : elle progresserait en moyenne de 2 % à 3 % au cours des cinq à sept prochaines années, contre 1 % à 2 % pour la zone euro. « La reprise des dépenses des ménages devrait convaincre les entreprises d’accélérer leurs investissements », explique l’économiste Thomas Berner. La baisse du chômage et le processus de désendettement contribueraient également à ces performances.

Dans la zone euro, la pression fiscale tend à se relâcher et les politiques d’austérité s’adoucissent. Les économistes d’UBS estiment que la consolidation du taux d’emploi et une meilleure stabilité politique et économique devraient permettre aux ménages de regagner en confiance. La Banque centrale européenne fournirait suffisamment de liquidités aux banques pour leur permettre de couvrir leur manque de capitaux. Les marchés émergents bénéficieraient pour leur part d’une croissance de 5 % en 2014, contre 4,5 % ces deux dernières années.

En termes d’allocation d’actifs, UBS recommande de s’intéresser à l’immobilier côté en Bourse, à l’eau (les besoins en infrastructures de traitement et de distribution progressent parallèlement à la hausse des populations urbaines), et à la livre sterling. D’une manière globale, les actions demeurent toujours attrayantes, ajoute la banque, qui indique que leur rebond enregistré en 2013 devrait se poursuivre l’an prochain.

Publié dansEconomieInvestissementMarchés et finance