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A Disney Village, comment le King Ludwig’s Castle s’est transformé en The Royal Pub

3 min de lecture

Passer d’un restaurant-bar d’inspiration allemande à un restaurant-pub de style anglais en un mois, tel a été le pari mené à Disney Village par l’équipe de The Royal Pub.

Depuis la fin février, il y a du nouveau à Disney Village. A Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), dans l’espace attenant à Disneyland Paris, The Royal Pub a pris ses quartiers. “Nous avons répondu à la demande de Disney de créer un pub anglais, en imaginant un nouveau concept pour le bar et l’offre food, avec des planches à partager, ainsi que les spécialités britanniques et irlandaises d’un pub, tout en devant satisfaire un large public”, expose Vincent Mormin, directeur du pub. L’établissement est opéré sous forme d’une concession par le groupe Bertrand, deuxième acteur français de la restauration, qui met à profit son expertise avec, sur place, le Rainforest Café et, au registre des pubs, l’enseigne Au Bureau.

Une connaissance des spécificités de Disney acquise, pour The Royal Pub, depuis l’ouverture en 2003, de l’établissement qui le précédait, le King Ludwig’s Castle, un restaurant de 350 couverts inspiré de l’univers bavarois, doublé d’un bar. Les travaux dédiés à la transformation du restaurant se sont déroulés courant janvier, une période traditionnellement plus creuse. Deux salles ont été réunies, une entrée unique a été créée parallèlement à la rénovation de la façade, et le mobilier du bar a été remplacé.

Le service au comptoir a été remplacé par un service en salle, autour de tables plus adaptées aux petits groupes, avec de beaux fauteuils hauts. “La typologie de service a changé : il convient, dans un pub, d’être plus rapide”, ajoute Vincent Mormin. L’ambiance musicale se veut “plus moderne, plus pointue”. Depuis sa réouverture, The Royal Pub a doublé son activité, notamment sous l’effet de la fermeture définitive, début janvier 2023, du restaurant Planet Hollywood, dont l’emblématique globe bleu est toujours visible. 90 personnes composent désormais l’effectif, dont 30 personnes supplémentaires depuis la mi-février.

Une offre de bière enrichie

Saint-Austell - IPA - The Royal Pub

Côté boissons, qui dit pub dit bière. Les trois bières pression allemande demeurent (Kaltenberg Royal lager, Konig Ludwig weissbier et dunkel) et sont les seules proposées en happy hour (6,50 euros; 8,50 euros en journée). Cinq autres références sont arrivées à la pression : Guinness, Prosper Job IPA de Saint-Austell (parmi les meilleures ventes, 10 euros et 9,50 euros en pinte), La Bête (ambrée), la référence saisonnière de Grimbergen ainsi que Finnbarra Dry, qui permet de disposer d’un cider on tap. Les références blanche et pale ale de La Brasserie Fondamentale sont disponibles en bouteilles (33cl, 7 et 8 euros).

Coconut Maragarita - The Royal Pub

Coconut Maragarita

Pour les cocktails, les nouveautés ont été élaborées avec Julien Quettier, chef barman du groupe Bertrand. Six cocktails ont été lancés (Royal Cherry avec de la vodka quinoa bio Fair, Citrus Tonic avec du gin et de la liqueur de kumquat, Caribbean ginger avec du rhum et de la liqueur de gingembre, Apple Jack avec du Jack Daniel’s et de la liqueur de gingembre, Pimm’s O’Clock avec du Pimm’s et de la ginger ale). Le Coconut Margarita (tequila bianco Cazadores, Aperol, purée de noix de coco, jus de citron vert, ginger beer bio La French) est assez doux et crémeux, proche d’une pina colada dans l’esprit, avant une pointe d’amertume en fin de bouche.

Club sandwichs et tourte aux champignons

Une nouvelle carte food a également été lancée. Elle a évolué mi-mai, avec une nouvelle version du fish & chips au haddock, et un basculement de la formule “breakfast” à la mi-journée (poitrine fumée, saucisses, oeufs au plat, galettes de pomme de terre, champignons grillés, haricots blancs à la tomate, muffins, 24 euros). Le pastrami club sandwich (23 euros) enregistre un franc succès. Le bœuf braisé à la Guinness ainsi que la mushroom pie (tourte aux champignons, pleurotes, pousses d’épinard, salade, 23 euros) remportent un vif succès.

Prochaine étape, la restructuration de l’ancien Café Mickey en un restaurant de type brasserie à la française, Rosalie, dans les prochains mois (les travaux sont en cours). Le groupe Bertrand en sera l’opérateur.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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