ÉconomieEntreprisesServices

D-Clics, la start-up qui veut créer de la publicité digitale solidaire

D-Clics : Stéphanie Piot, fondatrice

La start-up tourangelle D-Clics proposera aux entreprises de financer des associations en échange d’une nouvelle forme de publicité digitale.

A partir de mars 2017, la start-up D-Clics, basée à Tours (Indre-et-Loire), proposera aux entreprises de communiquer de manière solidaire, en finançant des associations en contrepartie d’une visibilité on-line auprès de communautés de «cliqueurs» aux profils variés. Créée en janvier 2016, elle compte 4 personnes et a levé 500.000 euros auprès de la région Centre, Bpifrance, Réseau entreprendre, Initiatives Touraine et Michelin. Sa présidente et fondatrice, Stéphanie Piot, répond aux questions de Business & Marchés.

Pourquoi avez-vous souhaité créer D-Clics?

Stéphanie Piot — L’entreprise est en pleine mutation, avec une prise de conscience des enjeux environnementaux. Près de 70% des consommateurs recherchent les valeurs et la réputation d’une marque avant d’acheter. Il faut aussi s’intéresser aux valeurs de l’entreprise. Je suis issue du monde associatif, et une entreprise recherche des points d’intérêt. Dans le même temps, le consommateur est fatigué de la publicité classique : 84% des consommateurs la jugent envahissante et invasive. Une entreprise qui, aujourd’hui, poste une bannière commerciale, ne récolte que 0,1% de clics.

Comment convertissez-vous les clics des internautes en fonds pour les associations?

Lorsqu’une entreprise devient cliente de D-Clics, elle sélectionne, dans notre panel, des associations qui correspondent à son territoire et à ses valeurs. D-Clics rassemble aussi une communauté d’internautes autour des associations. Les associations invitent leur communauté à cliquer, sur les réseaux sociaux, vers une page dédiée à l’entreprise qui la soutient. L’entreprise nous fait parvenir un visuel (logo, photo…), que l’on complète avec des visuels des associations, pour créer des gifs diffusés sur Facebook et Twitter. Lorsqu’un internaute «aime» la page D-Clics de l’entreprise, par exemple, il débloque 2 euros, et quand il la partage, il peut débloquer 3 euros.

De quelle manière les entreprises vous accompagnent-elles dans cette démarche?

L’entreprise fixe un budget, sur lequel D-Clics prélève une commission de 7% à 10%. Le reste constitue une cagnotte déblocable au moyen de clics. Une campagne peut durer d’une semaine à un mois. Les pages D-Clics dédiées aux entreprises, sur lesquels aboutiront les internautes qui cliquent, seront dédiées à la RSE, et feront aussi office de vitrine. Elles seront en fonction fin mars, une fois que nous aurons constitué le réseau d’associations et de communauté. En deux semaines, 40 associations ont déjà finalisé leur inscription, et nous réalisons de nombreux événements dans la région, pour parvenir à un panel de 100 associations sur la région Centre. Par ailleurs, 1 internaute sur 2 recherche des coupons avant d’acheter : l’internaute, quand il clique, pourra accéder à un coupon de réduction offert par l’entreprise en question. Nous visons, en juin, une couverture nationale avec l’aide des Chambres de commerce et d’industrie et de grands comptes (Crédit coopératif, In extenso…).

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
Articles
A lire également
ÉconomieEntreprises

Start-up : le Barteleur joue la carte des cocktails embouteillés

Proposer des cocktails embouteillés aux professionnels de la restauration et aux amateurs avertis, telle est l’ambition de la start-up parisienne Le Barteleur.
EntreprisesManagement

Les astuces de Snapshift pour convaincre les restaurateurs en quête d’un outil de gestion de planning

Permettre aux restaurateurs de gérer le planning de leurs salariés, disposer d’un panorama des heures effectuées, telles sont les fonctionnalités de Snapshift.
ÉconomieEntreprisesServices

Comment la start-up Supli rapproche les fournisseurs de leurs clients restaurateurs

Digitaliser les catalogues des fournisseurs pour faciliter les commandes des restaurateurs, telle est l’ambition de la start-up Supli, qui poursuit son développement.