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« Crowdfunders, start-up, adaptez vos supports vidéo à votre cible »

Rémi Trapero, cofondateur de la société de production vidéo Forsero, livre ses conseils sur l’utilisation du média vidéo par les crowdfunders et les créateurs de start-up.

« Nous sommes partis du constat qu’on ne donnait pas assez la possibilité aux porteurs de projet, quels qu’ils soient, particuliers ou entreprises, de recourir à la vidéo professionnelle », explique à Business & Marchés Rémi Trapero, cofondateur de Forsero Production. Cette société de production vidéo francilienne, créée en octobre 2013, s’adresse notamment aux créateurs de start-up et aux crowdfunders. Interview.

Comment accompagnez-vous les start-up et les crowdfunders dans leur démarche de communication par la vidéo ?

Les start-up et les crowdfunders ont une problématique commune : se faire connaître et montrer à la Terre entière ce qui les passionne, ce pour quoi ils consacrent tant de temps de leur vie : leur projet. Nous leur proposons un accompagnement vidéo décomposé en quatre parties, inspirées de celles qui constituent la création d’un film de cinéma : la scénarisation, le tournage, la post-production, la livraison du film et la diffusion.

A chacune de ces étapes, nous proposons aux porteurs de projet un accompagnement personnalisé, car tous les porteurs n’ont bien sûr pas le même stade d’avancement dans la création de leur vidéo. Nous avons également adapté nos offres selon les profils, notamment pour les crowdfunders. Nous avons choisi de prendre le risque lié à la campagne avec le porteur de projet de campagne de financement participatif, grâce à une solution budgétaire adaptée.

Quels conseils donneriez-vous à un créateur de start-up ou à un crowdfunder qui chercherait à utiliser le média vidéo pour sa communication ? 

Utiliser le média vidéo pour sa communication est une démarche qui se démocratise de plus en plus dans le milieu des start-up. Chez les crowdfunders, c’est un média quasiment généralisé, puisque les plateformes de financement participatif encouragent à la production d’une vidéo.

Le conseil que je donnerais serait le suivant : ne pas oublier de se poser les bonnes questions dès le départ, avant de passer trop vite à la phase de préparation logistique du tournage.  Pourquoi faire une vidéo ? Où dois-je la diffuser ? Comment adapter ma communication habituelle au format vidéo ? Quel type de vidéo faire (interview, mise en scène, événement, animation) ? Quel message véhiculer ?

Comment maximiser l’impact de sa vidéo ?

L’impact de la vidéo dépend de son utilisation : est-ce une vidéo destinée à être diffusée largement pour susciter le buzz ? Ou à être placée en première page sur mon site Internet durant plusieurs mois ? Est-ce une vidéo explicative de mon projet qui nécessite de plus longues explications ? Une donne-clef est à retenir : temps de concentration moyen d’un spectateur pour une vidéo visionnée en ligne est seulement d’une minute et 37 secondes ! C’est la durée de vidéo que nous recommandons en général à nos clients. Cependant, selon les cibles de spectateurs du projet et le format choisi, il arrive que la durée soit bien sûr adaptée.

Écrire un scénario le plus proprement possible et dessiner des esquisses du résultat une fois le film monté, tels sont aussi deux moyens extrêmement puissants et utiles de ne pas perdre le fil de sa stratégie de communication initiale, et d’être cohérent. Ce qui maximisera son efficacité auprès des spectateurs.

De quelle manière peut-on s’adapter aux exigences des plateformes vidéo ?

Une image ou une vidéo avec un court commentaire ont toujours plus d’impact qu’un simple texte. La publicité (« posts sponsorisés »), notamment sur les réseaux sociaux, peut être un moyen de sortir du lot.  Enfin, YouTube est un moyen incontournable de diffuser sa vidéo. Quand vous chargez votre vidéo sur cette plateforme, veillez à le faire avec la version la plus qualitative possible en termes de résolution. Sinon, le risque est que YouTube adapte automatiquement son calibrage et propose le visionnage de votre vidéo dans une qualité moyenne, ce qui nuira évidemment à son potentiel succès.

Photo : Vector e-learning concept in flat style par Shutterstock/Venimo

Publié dansEconomieEntreprisesManagement