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Comment la start-up Privateaser a géré sa forte croissance

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Bar à réserver chez Privateaser

En moins de deux ans, la start-up Privateaser, spécialisée dans la réservation de bars, restaurants et salles pour les groupes, est devenue leader de son secteur. Elle a réalisé 6 millions d’euros de volume d’affaires l’an dernier. Retour d’expérience.

Créée en 2014, la start-up parisienne Privateaser emploie déjà 25 personnes. L’entreprise joue un rôle d’apporteur d’affaires auprès des bars, restaurants en recueillant et en qualifiant les demandes de groupes, qu’ils soient particuliers ou professionnels. Elle vient de procéder à une nouvelle levée de fonds de 500.000 euros. Son CEO, Nicolas Furlani, revient pour Business & Marchés sur la forte croissance de Privateaser.

Pourriez-vous nous rappeler comment Privateaser s’est lancée?

Nicolas Furlani — Nous sommes trois fondateurs, sortis de Centrale Paris en 2014 en ayant l’obligation de lancer un projet entrepreneurial. Nous avons initialement travaillé sur un projet de commandes sur smartphone en restaurant. Nous avons appliqué les principes du « lean start-up » : vite se rendre sur le terrain pour savoir ce que souahitent les clients. Or, les restaurateurs ne veulent pas améliorer le service de leurs clients, mais avoir plus de clients. Nous nous sommes alors aperçus qu’il y avait très peu d’acteurs dans les bars, d’où l’idée d’une solution de réservation pour les groupes dans les bars, en novembre 2014. Nous avons commencé à démarcher des bars, à faire de la pub sur Adwords… Nous nous sommes positionnés comme apporteurs d’affaires, avec une commission de deux euros par personne.

Ensuite, l’aventure a connu un coup de booster…

Diplômés en décembre 2014, nous sommes accompagnés par le cofondateur d’Evaneos, Yvan Wibaux, et l’ancien directeur du board de la Fourchette, Antoine Freysz, directeur général d’un nouveau fonds d’investissement. Nous clôturons une levée de fonds de 300.000 euros, en un trois mois, en mars 2015 pour améliorer sur le marché de la réservation dans les bars. La stratégie était alors que l’offre drive la demande, d’où l’embauche d’une équipe de commerciaux pour démarcher des bars.

Comment avez-vous abordé le marché B2B?

En fin d’année 2015, nous commençons à recevoir des demandes de la part d’entreprises. Nous recrutons alors un spécialiste de l’événementiel en novembre 2015, et nous signons 5000 euros de volume d’affaires en un mois. Cette activité induit un nouveau business model : on prend une commission de 10% du devis établi. Les demandes B2B sont vraiment standardisées. Les mêmes investisseurs ont remis un ticket de 500.000 euros pour accompagner ce marché B2B, fin février 2016.

De quelle manière travaillez-vous avec les établissements?

On veut vraiment comprendre les attentes des bars, restaurants et salles de location (nous voulons aider les groupes à se retrouver). Nos équipes de commerciaux doivent rentrer les établissements dans notre base, avec du phoning et des rendez-vous physiques. Nous n’excluons pas de nous tourner aussi vers le conseil au vu de la demande des clients.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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