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Comment le CEO de Flashgap a vécu une année décoiffante

2 min. de lecture
Julian Kabab Flashgap

En 2015, la start-up Flashgap s’est lancée en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Son CEO, Julian Kabab, dresse le bilan de cette première année.

Lancée début 2015, l’application mobile Flashgap compte déjà 290.000 utilisateurs. Elle propose de rassembler les photos prises lors d’une soirée et de les faire réapparaître uniquement le lendemain midi. Après s’être lancée en mars dernier en Grande-Bretagne, suite à une première levée de fonds de 250.000 euros, elle s’est implantée en octobre aux Etats-Unis à l’aide d’une levée de fonds de 1,5 million d’euros. Son CEO, Julian Kabab, répond aux questions de Business & Marchés.

Quel regard portez-vous sur le développement de Flashgap depuis un an?

Julian Kabab – Je porte un regard qui a énormément évolué depuis notre lancement. Je me souviens parfaitement du regard que j’avais lorsqu’on nous étions quatre sur un bureau, travaillant 20 heures sur 24 dans une petite pièce au-dessus d’un restaurant. Je le compare à celui que j’ai aujourd’hui de notre développement, et je me dis que je suis devenu un éternel insatisfait. Si on m’avait dit il y a un an que nous serions 13 personnes dans de grands bureaux en plein centre de Paris, je ne l’aurais pas cru.

Quels usages aviez-vous prévu ou, au contraire, quels types d’utilisation de l’application vous ont surpris?

Nous avions prévu que les utilisations les plus fréquentes se produiraient le week-end avec des groupes d’amis proches sortant entre eux et prenant des photos entre eux. Il s’agissait de l’usage le plus prévisible qui soit. Celle qui nous a plus ou moins surpris, c’est l’utilisation de l’application avec des personnes qui ne sont pas dans les mêmes pays. Je m’explique : nous avons des groupes d’utilisateurs qui sont physiquement présents en Colombie, aux Etats-Unis et en France et qui partagent leur album du samedi soir avec un autre groupe d’amis, même s’ils ne sont pas physiquement présents sur le même territoire.

« Nous avons énormément appris en un an »

Qu’auriez-vous fait évoluer dans votre business model?

Si je pouvais changer quelque chose, je changerais quasiment tout. Il ne faut pas prendre cette remarque comme quelque chose de négatif, au contraire. Nous avons énormément évolué en un an et avons énormément appris. L’expérience que nous avons acquise aujourd’hui nous aurait poussé à faire les choses différemment. Il faut savoir que les pièges sont nombreux, la mentalité de départ n’est jamais la bonne lorsque c’est votre première entreprise, les réflexes ne sont pas encore acquis. Je me souviendrais toujours d’une phrase d’un investisseur : « j’investis dans des startups dont le CEO a déjà monté une boîte. S’il a réussi c’est bien, s’il a échoué pour les bonnes raisons, c’est tout aussi bien : il sera deux fois plus féroce et connaîtra les pièges ». Avoir une première expérience en tant que fondateur vous prépare à toutes celles qui suivent. Et ce n’est que le début…

Quels sont vos objectifs de développement?

Actuellement, nos objectifs de développement se résument à croître sur le marché américain et plus particulièrement dans les campus universitaires de la côte Ouest.

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A propos de l'auteur
Journaliste, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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