ÉconomieEntreprisesServices

Calyce, la start-up qui met le cidre en boîte

2 min de lecture
Calyce Cider Bar Box - Start-up

Camille Guilleminot a lancé Calyce, une box dédiée au cidre. Elle mise sur un sourcing exigeant.

Camille Guilleminot tient peut-être la solution pour vous faire changer d’avis sur le cidre. Elle a lancé, à Paris, en août dernier, Calyce, une box proposant chaque mois quatre bouteilles de cidre et de cider, sélectionnées auprès de producteurs bio ou en conversion et d’un distributeur spécialisé. Dans un marché en plein renouveau, elle présente ce nouveau concept à Business & Marchés.

Quel est votre parcours ?

J’ai 24 ans. J’ai grandi en Bretagne et ma famille est normande. Après une prépa littéraire, et une école de commerce en marketing à Rouen, j’ai travaillé dans la tech. Suite à un licenciement économique, j’ai choisi de créer mon entreprise. Il y a deux ans, j’y pensais déjà – j’ai eu la possibilité de partir trois ans en Angleterre, où il y a une multitude de choix de cidres sans carcans. Ils sont dans la démarche que l’on connaît sur les craft beers en France. Il y a des cidres infusés, des cidres vieillis en mer… 910 millions de litres de cidre sont consommés chaque année au Royaume-Uni, soit neuf fois la consommation française. L’entreprise a été créée en août 2018, et la première box a envoyée en septembre. Nous comptons déjà 100 abonnés.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer une box uniquement dédiée au cidre ?

Nous voulions que les gens nous fassent confiance. J’ai ramené, il y a quelques années, une sélection de cidres à l’école et auprès de mes amis, qui comptaient sur mon expertise et n’étaient pas perdus dans cette sélection. En créant la découverte, on arrive à capter l’attention : lorsque l’on parle des levures de champagne, on surprend les clients ! Nous proposons quatre bouteilles tous les mois : un produit craft étranger (cidre ou cider), et trois cidres français. Beaucoup d’entreprises n’ont pas pignon sur rue ou n’ont pas le temps de commercialiser facilement leurs produits.

Que manquait-il, selon vous, pour faire découvrir le cidre à une nouvelle cible ?

Il manquait une offre plus jeune : des visuels plus colorés, plus épurés… Nous ne sommes plus sur la bouteille de 75 cl occasionnelle, mais sur un format 33 cl. Ce format permet une consommation nouvelle, et une communication plus fun et plus pop. Je me suis lancé dans une formation cidricole, en lycée agricole, pour être en contact avec les producteurs. Nous organisons des dégustations pour avoir des retours en direct. Nous visons une cible de 25-45 ans.

Comment sourcez-vous vos produits ?

Nous avons accès à de nombreuses maisons grâce à l’effet réseau – tout le monde se connaît dans le secteur. Nous nous déplaçons, nous faisons des dégustations ensemble… L’objectif est de rester sur des cidres 100% pur jus et un travail de la terre respectueux. Nous travaillons avec Craft Cider Selection, un importateur filiale de CBev, spécialisé dans la craft beer à la base.

Quels sont vos objectifs de développement ?

L’objectif est de développer une marketplace dédiée aux producteurs, afin qu’ils puissent vendre leurs produits sur notre site, en plus des boxes, sans être mêlés à d’autres types de produits.

3227 articles

A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
Articles
A lire également
La sélection de la rédaction

BIÈRE – Le brewpub Kilomètre Zero collabore avec le restaurant Aldéhyde autour d’une American Wheat artisanale

À Paris, la microbrasserie Kilomètre Zero signe une bière collaborative inspirée d’une rencontre de longue date et d’un dialogue avec la cuisine du restaurant Aldéhyde. Une American Wheat en édition limitée, pensée comme un pont entre brassage artisanal et gastronomie, née de l’amitié entre Django Bouchez et le chef Youssef Marzouk.
Entreprises

SPIRITUEUX — Angostura mise sur l’engouement pour les cocktails tiki pour soutenir sa gamme de rhums

La célèbre marque de bitters et de rhums Angostura a lancé sa “Tiki Week” dans une vingtaine de bars. Entre réinterprétations de classiques et pédagogie auprès des bartenders, l’objectif est de remettre en avant la gamme, alors que celle-ci opère une évolution en ce printemps 2026.
ÉconomieIndustrie

BIÈRE – «Les volumes de bière sans alcool sont orientés à la hausse», observe Magali Filhue, de Brasseurs de France

Après deux années de recul, la consommation de bière s’est stabilisée en 2025. Magali Filhue, déléguée générale de Brasseurs de France, revient sur les transformations du secteur : essor du sans alcool, recomposition du paysage des brasseries et pressions économiques qui pèsent sur une filière largement composée de PME et de TPE.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter