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BAR À COCKTAILS — À Paris, Bonnie, joue la carte du jeu vidéo et des recettes à intensité variable

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Bonnie, le restaurant-bar-club de l’hôtel So/Paris, dévoile une nouvelle carte de cocktails inspirée de l’univers du jeu vidéo. Imaginé par Pietro Costamagna et Lorenzo Fontanella, le menu «Game Experience» classe quatorze créations selon leur niveau d’intensité alcoolique, dans un décor offrant l’une des vues les plus spectaculaires sur la capitale.

Après de nombreux ajustements depuis son ouverture en 2022, Bonnie, le restaurant, bar et club de l’hôtel So/Paris (5 étoiles, 162 chambres, 200 employés) a stabilisé son management et a renouvelé ses menus.

Perché dans une incroyable boîte en verre offrant sans doute l’une des plus belles vues de Paris, l’établissement exploité par Paris Society abrite notamment “un bar d’hôtel, en étant à la fois chic et décontracté”, rappellent Pietro Costamagna, bar manager, et son assistant Lorenzo Fontanella. Depuis avril 2026, la carte de cocktails “Game Experience” est inspirée des jeux vidéo, avec l’intensité comme niveaux de difficulté.

Le principe du classement par niveau d’alcool a déjà été utilisé par d’autres établissements, comme à l’Hôtel des Grands Boulevards. Au bar de Bonnie, il est décliné autour du jeu vidéo, pour les quatorze recettes : Practice mode (sans alcool), les highballs Easy (constructions simples), les cocktails low ABV Normal (constructions plus élaborées) et les recettes plus marquées Hard (à destination d’un public averti).

Nouveaux cocktails - Printemps-été 2026 - Carte Game Experience - Bar à cocktails Bonnie - Hôtel So/Paris
Player One
End Game
Bonus Stage

Une paloma revisitée

Parmi les cocktails Easy, le Player One (18 euros) se compose d’apéritif sans alcool Iessi, de Scrappy’s bitters Fire tincture (un bitter épicé aux notes de piment), de liqueur de cerise (pour la mousse) et de soda pamplemousse. Une robe pop et la belle consistance de la mousse caractérisent le cocktail, au nez discret. En attaque, il est explosif. La pétillance du soda et la puissance de la cerise relèvent le cocktail de manière singulière, lui apportant plus de peps que dans une paloma traditionnelle. Il convient d’apprécier les épices. La finale est longue et poivrée.

Un old fashioned repensé dans l’esprit du café-calvados

Conçu dans l’esprit d’un old fashioned, mais évoquant en premier lieu le café-calvados, le End Game (catégorie Hard, 24 euros). Il était déjà présent sur l’ancien menu. De la fine de Calvados (7 ans) signée Château du Breuil, une touche de Bourbon Buffalo Trace “pour le côté vanillé”, du café et poivre de Sichuan rouge entrent dans la composition du cocktail. La texture est dense. Au nez, les notes torréfiées du café intriguent. Le moelleux de la pomme s’y entremêle astucieusement. En bouche, on évite l’écueil de la puissance de l’alcool comme dans un old fashioned classique, pour privilégier des arômes caramélisés, derrière une certaine onctuosité.

Un milk punch résolument doux

Le Bonus stage (catégorie Normal, 22 euros) figure parmi les meilleures ventes. De la gelée de jus d’abricot, de la crème de noyaux Tempus Fugit, du cognac Martell VS et du citron vert composent ce milk punch. Le cocktail présente des arômes d’amande et de cognac au nez, tandis que le cognac persiste en bouche, apportant de la rondeur à l’ensemble. De quoi conclure avec élégance la soirée, ou poursuivre au club.

10 rue Agrippa d’Aubigné, 75004 Paris
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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