Économie

Avec Bulles de ruche, la start-up Beeche remet l’hydromel au goût du jour

2 min de lecture
Beeche - Bulles de ruche - Hydromel

L’entreprise lilloise Beeche opère de premières évolutions de son hydromel Bulles de ruche afin de faire émerger cette catégorie et l’inviter à l’heure de l’apéritif.

L’hydromel, ça vous parle ? Issu de la fermentation du miel, ce produit essentiellement des productions artisanales, au taux d’alcool habituellement compris entre 15% et 17% d’alcool et “assez riche en termes de sucrosité”, s’affiche peu sur les étagères des bars ou les linéaires des distributeurs. Une situation à laquelle deux jeunes entrepreneurs, Paul-Augustin Delattre et Marc-Antoine Fulconis, ont décidé de s’attaquer. Le premier a une première expérience d’entrepreneuriat dans la tech avec une start-up revendue au Petit Ballon). Il a créé l’entreprise début 2020. Le second, qui a aussi travaillé dans l’univers de la distribution bricolage, était en poste chez Hilti et l’a rejoint en avril 2021.

Distribuée depuis le printemps 2020 chez certains revendeurs, à Lille (Nord), ville d’implantation de l’entreprise et à la Grande Epicerie de Paris, la gamme de Beeche a déjà évolué. Ce nom est désormais celui de la société. Les produits viennent d’être renommés Bulles de ruche, avec l’ajout d’une mention “Hydromel extra brut”. L’étiquette met davantage en avant les abeilles. “L’idée est de faire ressentir l’expérience des fleurs. Nous sommes sur un produit de dégustation, à boire à l’apéritif dans un verre à vin”, indique Marc-Antoine Fulconis.

Les deux entrepreneurs, qui visent une production de 200 000 cols par an, doivent en effet défricher le marché. “il y a encore la crainte d’un produit de niche à lever. Il faut juste que la niche soit suffisamment grande pour avoir de la place. Nous ne sommes pas là pour vendre notre entreprise dans deux ans; l’idée est de construire la marque sur le long terme”, poursuit Marc-Antoine Fulconis. Leurs produits affichent un taux d’alcool fortement réduit, à 4,5%, afin de pouvoir viser le moment de l’apéritif. En CHR, les bars à cocktails, les brasseries modernes et les bars à hôtels sont visés. Une liste de douze cocktails revisités (spritz, mojito, kir royal…) a été élaborée.

Trois recettes

Deux formats (27,5 et 75cl) sont disponibles pour chacune des trois recettes : fleur de litchi de Madagascar, lavande de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence); tilleul de la forêt d’Halatte (Oise). Des miels mono-floraux sont achetés. Chez le producteur, en Maine-et-Loire, le miel est dilué à de l’eau, avant de passer dans des cuves Inox où une fermentation à basse température est effectuée. Après la fermentation, du gaz est ajouté. Ensuite, les produits passent en pasteurisation douce, permettant de parvenir à deux ans de conservation.

“Avec Bulles de ruche, il y a une innovation de rupture. La catégorie n’avait vraiment jamais émergé en France. La tendance actuelle est au no/low. La crise ralentit le démarrage, mais nous avons une confiance qui fait que nous n’avons pas peur de le faire”, lance Marc-Antoine Fulconis, délibérément optimiste.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Photo: That’s Ronan

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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