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Avant-première: le Test d’agilité numérique s’enrichit pour mieux coller aux attentes des entreprises

Crée par l’agence web Immersive Lab, le Test d’agilité numérique (TANu) fait l’objet de nombreux développements, quatre mois après son lancement.

En novembre dernier, l’agence web Immersive Lab, basée dans les Pyrénées-Atlantiques, lançait le Test d’agilité numérique (TANu), un quiz de 90 questions personnalisables destiné à mesurer les capacités digitales de collaborateurs ou de candidats à l’embauche. Son fondateur et directeur général, David Castéra, revient pour Business & Marchés sur les premiers mois de commercialisation de cet outil innovant.

Disposez-vous de premiers retours d’expérience depuis le lancement du Test d’agilité numérique?

David Castéra – Depuis quatre mois que nous avons lancé le TANu, nous avons rencontré de nombreuses entreprises, plus de 140 à ce jour, des institutionnels, des centres de formation. Beaucoup de discussions sont en cours et heureusement certains ont déjà franchi la dernière marche à savoir de commencer à utiliser TANu soit en recrutement, soit pour un diagnostic interne, pour animer des entretiens annuels ou un événement corporate. Si nous avons beaucoup de retours sur le test en lui-même, nous ne disposons pas encore de retours suffisants pour avoir des certitudes sur la meilleure manière d’intégrer TANu dans un process de recrutement mais une chose est validée, c’est que l’outil permet au moins aux équipes RH d’aborder le sujet du numérique de manière simple, ludique et relativement confortable lors d’un process de recrutement.

Quels développements envisagez-vous pour le produit?

Il y a plusieurs chantiers en cours pour améliorer et compléter le produit TANu. Tous n’en sont pas forcément en mode actif car il nous est difficile de mobiliser plusieurs sprints en même temps sur une longue période. Le chantier fil rouge est celui de l’amélioration continue de l’outil. Par exemple nous lançons ce lundi 7 mars une vague de nouveautés dont certaines sont visibles pour l’utilisateur et d’autres tout aussi importantes restent imperceptibles. Ainsi nous venons de mettre en ligne une nouvelle version de la restitution des résultats. Nous ne donnions que le score, son détail par catégorie le tout enveloppé dans un passeport sympa et décalé mais lui aussi sujet à débat.

Quelles sont les nouveautés en la matière?

Nous avons revu les passeports, avec toujours le même décalage mais une universalité plus grande. Mais surtout nous avons complété la restitution du test par 3 éléments, dont le positionnement de votre score parmi toute la population des gens ayant passé le TANu, ainsi via un graphique vous savez que X % des gens ont moins que vous et Y% ont plus que vous. L’indication de votre niveau dans l’échelle globale des niveaux est prévue, tout comme des conseils pour progresser dans chaque catégorie en fonction des scores obtenus. Il ne s’agit pas de proposer des modules de formation mais d’indiquer où trouver les ressources, comment s’organiser, pour progresser dans sa culture numérique.

Comment souhaitez-vous répondre commercialement aux attentes des entreprises?

Nous nous attelons au côté business afin de permettre aux entreprises de s’inscrire directement sur notre site, d’ouvrir leur compte et ainsi de pouvoir acquérir et payer leurs crédits directement en ligne. Nous avons constaté un vrai intérêt pour le TANu de la part de TPE, des cabinets d’expert comptables, des agences immobilières, des notaires, des commerçants qui vont n’utiliser que quelques tests dans l’année. Nous allons également lancer une API, afin de permettre l’intégration de TANu dans des applications tierces : un système d’information RH, une application événementielle pour une convention annuelle, par exemple… Il y aussi plein de petits chantiers, de petites améliorations à apporter comme le partage sur les médias sociaux, l’intégration dans LinkedIn, etc. Nous pourrions occuper une bonne centaine de développeurs si nous en avions les moyens !

De quelle manière souhaitez-vous lancer le TANu à l’international ?

Nous travaillons sur une version en anglais dans un premier temps afin de permettre aux salariés ou candidats anglophones évoluant dans des entreprises françaises par exemple de pouvoir passer le TANu. Il ne s’agit pas encore d’une stratégie de déploiement commercial à l’international mais plutôt de saisir des opportunités de développement qui s’offrent à nous en cette période de lancement. Nous verrons dans quelques mois, quand nous serons prophètes dans notre propre pays, comment nous abordons de manière structurée d’autres marchés potentiels, mais si je suis bien conscient qu’il faudrait aller encore plus vite.

Publié dansEconomieEntreprisesServices