Aller au contenu

Les acquisitions des groupes français à la loupe

De grandes entreprises françaises se sont renforcées ces deux dernières années.

Renforcer leurs positions, maintenir leur leadership… Les groupes français ayant procédé à des acquisitions en 2012 et en 2013 occupent des positions proéminentes dans leur secteur, et comptent bien les conserver, indique PwC.

Casino s’est ainsi emparé de la totalité du capital de Monoprix pour 1175 millions d’euros (M€), Cristal Union a mis la main sur le Groupe Vermandoise de Sucreries pour 809 M€, un consortium dirigé par Foncière des Murs a acquis les murs de 160 hôtels B&B pour 530 M€, Canal+ a pris le contrôle de Direct 8 pour 348 M€… Ces acquisitions sont toutes basées en France : ce critère représente en moyenne 60 % des opérations réalisées entre 2009 et 2013 par les groupes français.

Les acquisitions ont été relativement stables ces cinq dernières années, avec 381 opérations en moyenne par an. Cette dynamique ne devrait pas s’interrompre en 2014 : « historiquement, en moyenne sur les cinq dernières années, les groupes français ont réalisé trois à quatre acquisitions pour une cession », expliquent les auteurs de l’étude. 85 % des sociétés acquises par les groupes français en 2012 et en 2013 ont réalisé un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€. La taille moyenne des entreprises acquises par les groupes français devrait s’accroître cette année, estime le cabinet.

Entre 2009 et 2013, les acquisitions réalisées en Europe par les sociétés françaises ont pesé en moyenne pour 58 % des opérations de ce type réalisées à l’étranger. La Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Belgique ont constitué des marchés de choix pour les groupes français. La capacité d’innovation des entreprises britanniques, leur implantation géographique souvent complémentaire ainsi que des régimes fiscaux et sociaux plus favorables ont favorisé leur attractivité. Parmi les opérations marquantes, Schneider Electric a acquis le britannique Invensys, spécialisé dans l’automatisation, pour un montant de 3900 M€ à l’été 2013. En-dehors de l’Europe, 28 % des transactions se sont déroulées aux Etats-Unis.

Le nombre de cessions opérées par des groupes français s’est quant à lui accru au cours des deux dernières années avec 174 opérations en 2012 et 180 opérations en 2013, contre 139 en 2011. Ces transactions, concernant essentiellement des sociétés réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€, ont notamment eu pour objectif une rationalisation du portefeuille des groupes, mais aussi le désendettement des entreprises concernées.

Publié dansConférences & documentsCorpusEconomieIndustrie financièreMarchés et financeRéférences