Au Café des Bains, à Saint-Raphaël, la nouvelle carte de cocktails accompagne le rythme d’un établissement ouvert tout au long de la journée. Dix créations avec alcool et huit sans alcool mettent à l’honneur produits de saison, saveurs du jardin et phases du soleil, avec davantage de prébatchs pour faciliter le service.
Il y a du nouveau au Café des Bains. Ce bar-brasserie, rouvert en 2019 sur le front de mer de Saint-Raphaël (Var), dans le quartier des cafés, et qui a fêté ses 140 ans l’an dernier, dispose d’un nouveau chef barman depuis novembre 2025. Théo Dongeux, en poste depuis sept ans – il a commencé comme apprenti sur place – a succédé à Yoann Peiffer, et a repensé la carte de cocktails pour la saison estivale, de mai à novembre.
“Nous associons la rapidité d’un bar d’envoi et la qualité d’un bar à cocktails”, expose Théo dans cet établissement ouvert de 10h à 1 heure, disposant d’une vaste terrasse, conjuguant limonaderie, caféterie, déjeuner, dîner et afters live music. Pour les besoins de ce nouveau menu, l’équipe composée d’un chef barman, de deux barmans et d’une apprentie, a davantage travaillé autour de prébatchs, facilitant l’envoi et permettant de répondre aux demandes durant une large plage horaire.
Dix cocktails avec alcool ont été composés en miroir avec huit cocktails sans alcool. Les cocktails alcoolisés évoquent les saveurs du jardin (thym, laurier, romarin…) et les cocktails sans alcool, les phases du soleil (crépuscule, lueur, aube…) “L’été, l’objectif est de pouvoir se désaltérer et de travailler autour de produits de saison. Durant l’hiver, nous testons de nouvelles créations”, poursuit Théo. Pour les recettes sans alcool, les produits de JNPR et de Sober Spirits ont notamment été utilisées.
Des cocktails hauts en couleurs

Parmi les best-sellers de la saison, figure Côte sauvage (13 euros), “exotique, puissant et vif”: rhums Saint James impérial & royal ambré, curaçao, falernum, citron vert, ananas, menthe fraîche. “Un moyen habile de jouer autour du mojito”, s’amuse Théo. Le nez est doux grâce au falernum et à l’ananas. En bouche, la fraîcheur de la menthe surprend immédiatement. Un cocktail frais et fruité, désaltérant, accessible au plus grand nombre.

A contrario, le Sauge qui peut! (15 euros), “pimenté, frais, subtil”, se compose de vodka nitroinfusée à la sauce arrabbiata, de tonic Fever-Tree à la fleur de sureau et de sauge. “Ce cocktail m’a fait aimer le bloody mary”, illustre Jimmy, bartender, précédemment en poste à Londres. La vodka remplace le gin. Visuellement, un spritz d’été. En bouche, un cocktail très surprenant, cuisiné et détonnant, proche d’un plat, et foncièrement puissant, sans compromis. Ce qui peut le rendre clivant – “ce que l’on cherchait”, précise Théo. La sauge apporte une touche finement herbacée à ce cocktail amer. Et l’on repart vers la plage, le casino ou la gare, tous situés à proximité.
133 rue Jules Barbier, 83700 Saint-Raphaël
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