Installé depuis un an dans un nouveau local à Toulouse, L’Heure du Singe développe une offre articulée autour de produits maison, d’une restauration à la mi-journée et d’une carte de cocktails classée par intensité.
A la sortie du centre-ville de Toulouse (Haute-Garonne), dans un dédale de grandes rues parées de briques rouges, L’Heure du Singe dispose depuis mai 2025 d’un nouveau local lui permettant de disposer d’une plus grande cuisine, malgré un espace assez étroit, et d’une terrasse.
La recette de ce bar à cocktails : un lieu “chill, avec des produits maison, et une offre de restauration à la mi-journée”, décrit Lucas Playoult, manager. Deux à trois personnes exercent au bar, et deux en cuisine. A l’instar d’autres établissements, les cocktails de ce “bar à mélanges” sont classés par intensité (“Inoffensifs” sans alcool, “gentils” et “aventuriers” pour les recettes plus punchy).
Des cocktails à découvrir

Parmi les cocktails à la carte fin juin, focus sur Où est-ce que j’ai mis mon flingue (14 euros): Bourbon, shochu, cacao, cascara, mousse Banyuls et chocolat blanc. “Un old fashioned un peu plus gourmand, comme un dessert”, décrit Franck, barman. Au nez, le drink est doux, chocolaté, tendre. Il y a une belle mousse. Il y a un contraste marqué avec le ressenti en bouche, puisque le shochu s’exprime vivement en attaque. Le whisky arrive dans un second temps avant une finale vineuse.

La Rua Madeira (13 euros) se compose pour sa part d’un shrubb betterave-curcuma, de gin Normindia, d’eau-de-vie de poire Manguin, et d’une écume au vin jaune. Au nez, le gin prend l’ascendant, avec de la rondeur et des notes citronnées. En bouche, la betterave est exacerbée, puis l’alcool se fait sentir par la suite. Le cocktail est complexe et élégant en fin de bouche. A noter : à chaque cocktail est associé le nom d’un artiste, par exemple ici Nino Ferrer.
4 rue du Languedoc, 31000 Toulouse
Focus sur les cocktails de Tempête
Nicolas Blanchard et Morgane Peyrot-Blanchard sont aussi à la tête du bar Tempête, que nous avons également visité début juin. L’établissement ayant, entre temps, dû fermer ses portes dans le cadre d’un arrêté de mise en péril de l’immeuble, nous publions ici l’article initial.
“Nous avons beaucoup de softs, et nous souhaitons rassembler un large public, avec des prix abordables”, décrit Louis Mensior, le directeur de l’établissement ouvert il y a quatre ans. Une touche asiatique ou exotique caractérise les recettes, pour une clientèle à la fois composée de locaux et de touristes, dans le quartier des Carmes. Deux barmans, une apprentie et deux cuisiniers se relaient dans l’établissement, qui possède aussi une petite terrasse calme.
Des cocktails épicés

Parmi les cocktails, le Machtou Pitchoune (13cl, 13 euros), “herbacé et smoky”, se compose de leche de tigre (une marinade péruvienne), de citron, de rhum agricole et de mezcal. Ce milk punch clarifié au lait de coco présente un nez doux, porté sur la coco. En bouche, le cocktail est rond, citronné, et légèrement acide en attaque. Il est ensuite très finement épicé, avant que le gingembre (figurant dans les ingrédients du leche de tigre avec du persil, du concombre et de la citronnelle) n’apporte singulièrement du peps en finale.
Trois cocktails sont aussi proposés en fûts, parmi lesquels le Pierre feuille shiso (16cl, 14 euros), “fruité et intrigant”: shiso, thé mûre & agrumes, hibiscus, poivre de Timut, tequila Patrón reposado. Ce drink carbonaté présente une robe orangée, résolument pop, et un nez épicé et très cuisiné. En bouche, il est fruité, et allongé par le thé qui le rend singulièrement accessible. Désaltérant, il se distingue aussi par le peps de la tequila en finale.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
