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Dans le Marais ou à Val-d’Isère, “la priorité d’Experimental Group, c’est l’hôtellerie”, souligne Olivier Bon

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A l’occasion de l’ouverture de l’hôtel Experimental Marais (ex-Sinner), à Paris, Olivier Bon, cofondateur d’Experimental Group, revient sur les temps forts de l’entreprise spécialisée dans l’hospitalité.

En février 2025, dans le 3ème arrondissement de Paris, Experimental Group disposera officiellement de son quatorzième hôtel en renommant le Sinner, acquis en septembre 2024, en Experimental Marais. “Notre priorité, c’est l’hôtellerie”, appuie Olivier Bon, l’un des cofondateurs de ce groupe créé en 2007 avec l’Experimental Cocktail Club à Paris, et qui compte une trentaine d’adresses réparties entre Paris, Val-d’Isère (Savoie), New-York (Etats-Unis), Londres (Royaume-Uni), Ibiza, Minorque (Espagne), Venise (Italie) et Verbier (Suisse). Le groupe atteint désormais les 1500 personnes.

Business & Marchés — Comment avez-vous ajouté un nouvel hôtel, jusqu’alors appelé Sinner, dans votre panoplie ?

Olivier Bon — Rue du Temple, dans le 3ème arrondissement de Paris, nous avons racheté le Sinner à l’automne 2024. Il s’agit d’un hôtel qui a une vraie personnalité. Le nom appartenait à l’imaginaire du groupe Evok. Nous supprimons son nom, pour basculer mi-février sous le nom d’Experimental Marais. Dans les chambres, nous avons effectué des aménagements. Les chambres signées Tristan Auer étaient cosy – les ajustements sont faits à la marge, par exemple sur le linge – en étant repositionnées à notre ADN (nos éponges, nos produits d’accueil…) Le core design a été conservé, les chambres avaient quatre ans. Il s’agit de notre troisième hôtel 5 étoiles, avec 60 collaborateurs environ, et davantage lors de la réouverture du restaurant.

Quels changements apportez-vous ?

On aime beaucoup le Marais. Nous connaissons très bien les gens du groupe Evok. Nous sommes sur un marché complémentaire. Depuis septembre 2024, nous avons de meilleures performances en repensant la communication, en ayant un prisme plus corporate… Le thème de l’hôtel : un esprit mid-century new-yorkais années 50. Nous aurons un american bar avec beaucoup de classiques américains et des cocktails signés Experimental, ainsi que les recettes de quatre bars new-yorkais, dont Attaboy. Il s’agira d’un hommage aux grands bars new-yorkais. Le restaurant s’appellera Temple & Chapon, en rappel au nom de la rue, comme à New York. Il bénéficiera d’une vraie rénovation avant d’ouvrir durant la première quinzaine de mars, Mélanie Serre, une cheffe qui a notamment travaillé chez Joël Robuchon, arrive pour créer une carte entre le steakhouse et le grill américain.

“Val d’Isère est une station attractive”

Comment s’est déroulée votre implantation à Val-d’Isère ?

L’autre actualité, c’est l’ouverture de l’Experimental Val d’Isère, ouvert à Noël 2024, avec 113 chambres (4 étoiles). Val d’Isère est une station attractive, sportive, pas bling-bling et la clientèle est cohérente avec notre positionnement. Cela fait plusieurs années que l’on suivait l’hôtel L’Aigle des Neiges. Il y a beaucoup de petites chambres. Deux ans se sont écoulées entre l’avant-projet et la réouverture. Nous avons tout rénové. Nous avons un noyau dur pour les ouvertures (un maître d’hôtel, un directeur…) pour former les équipes, avec une trentaine de personnes qui travaillent chez nous depuis longtemps. Des bartenders d’Ibiza nous ont aidé pour la saison d’hiver. Il reste des travaux à faire, il y a du turnover… Nous atteindrons notre rythme de croisière en année 2, voire en année 3.

Quels ont été les principaux challenges ?

A la montagne, peu d’entreprises souhaitaient réaliser les travaux. Pour les livraisons, il faut s’organiser différemment. Nous avons essayé de travailler avec des producteurs locaux sur la viande ou le fromage. Nous sommes installés à Verbier, en Suisse, depuis plusieurs années, donc nous connaissions le contexte.

Photo: Sinner Paris/Guillaume Laubier

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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