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3 options pour lancer votre business en Chine

Depuis Shanghai, Thibaud André fait le point sur les différentes options s’offrant aux entrepreneurs souhaitant se lancer en Chine.

Créer ou étendre son business en Chine comporte des opportunités largement connues et débattues. Il demeure néanmoins important de structurer son projet. Démarrer votre business en Chine avec une compréhension solide de vos options et une stratégie claire est essentiel.

Le choix d’une holding à Hong Kong

Il existe quelques questions indispensables à se poser, qui vous aideront à définir au mieux le cadre de votre activité en Chine. Bien sur, avant même de penser à cadrer votre structure, la première question doit être de définir la présence d’un marché en Chine pour vos produits. Mais ensuite, quelles vont être les prochaines étapes ? Quelles sont les restrictions légales ?

« D’une manière générale, il est utile d’avoir une structure à Hong Kong à Singapour pour détenir les parts de la société qu’il va opérer en Chine » indique Stéphane Grand, consultant spécialisé dans établissement de sociétés françaises en Chine. « Mon choix personnel s’orienterait plutôt vers Hong Kong, du fait que la réglementation est à la fois très claire, stricte, d’un niveau tout à fait comparable à celui des forums occidentaux, et en même temps moins restrictive que la réglementation singapourienne. Singapour, par exemple, demande que l’un des directeurs de la société soit résidant à Singapour. Le coût est alors prohibitif pour les petites entreprises. »

Racheter une structure complète

La solution de la société holding à Hong Kong semble ainsi la plus avantageuse. A ce stade, il est important de noter que cela concerne tout à fait le cas d’une jeune structure, voir d’une start-up née en Chine. Pour ces entreprises qui font le choix d’une société parente à Hong Kong, deux méthodes existent alors.

Première possibilité, il est courant de voir des entrepreneurs français se lançant en profitant de structure existante, « rachetant » des structures légales. Simplifiant très largement les démarches et permettant un lancement rapide, cette option comporte néanmoins des pièges. Encore une fois, les exemples d’entreprises victimes d’une mauvaise opération de rachat sont relativement nombreux. « Il est possible de faire l’acquisition d’une structure préexistante incluant à la fois une société holding à Hong Kong et une société opérationnelle en Chine » précise Stéphane Grand. « Bien entendu, il est extrêmement important de faire attention à ce que l’on achète. Un entrepreneur (ou une société) trop pressé pourrait facilement acheter des passifs cachés, lesquels peuvent en Chine se trouver fort compliqués à gérer. Il convient donc de demander un cabinet d’audit local de faire une vérification approfondie de la situation. »

Créer ex-nihilo

Deuxième méthode, qui semble plus sure et simple, bien que très consommatrice de temps, est de créer une société ex nihilo. « La création de la société à Hong Kong prend environ 5 jours. Celle de la société en Chine, s’il s’agit d’une société dans un domaine non réglementé, de réglementer en tout cas, peut prendre de 10 à 15 semaines, sans qu’il y ait une limite supérieure au temps de création. » Plus le domaine d’action de la société et large, moins l’investissement est important, plus l’industrie est réglementée et plus cela prendra de temps pour obtenir toutes les approbations nécessaires.

Photo : Modern city – Shanghai par Shutterstock/Zhu Difeng

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie