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OùRéparer.com souhaite simplifier le marché de la réparation

La nouvelle place de marché OùRéparer.com souhaite simplifier la mise en relation entre les particuliers et les réparateurs.

Lancée en juin 2015 après un an de fonctionnement uniquement sur Paris, la place de marché OùRéparer.com met en relation des particuliers avec des réparateurs situés à proximité. Initiée en 2014 par un groupe Facebook, l’idée est devenue une plateforme qui réunit 500 prestataires, qui doivent être immatriculés. Co-fondateur du site avec Clément Follin-Arbelet, François Pénin répond aux questions de Business & Marchés.

Quel constat vous a incité à créer OùRéparer.com ?

Nous sommes partis de deux constats. Le premier est que réparer ses objets du quotidien, c’est compliqué ! Où réparer ? Combien cela va nous coûter ? Est-ce que la personne réalise un travail de qualité ? Autant de questions qui poussent le consommateur à jeter pour racheter. Le deuxième, plus large, est que nous vivons dans une société d’hyper-consommation où les produits dotés d’une longue durée de vie ont été remplacés par des produits jetables. Cette dérive donne aujourd’hui au consommateur le sentiment « d’une prise d’otage » et d’un « non-sens » total. Pourquoi jeter lorsque, parfois, le changement d’une petite pièce permettrait de prolonger la vie d’un objet ?

Comment s’effectue la mise en relation entre les particuliers et les réparateurs ?

Admettons que vous veniez de casser un objet que vous souhaitez faire réparer. Vous vous connectez, vous décrivez le modèle et la marque de votre objet ainsi que le type de votre panne. Nous avons constitué une base de données de pannes et de diagnostics. Plusieurs services sont alors proposés : souhaitez-vous que le réparateur se déplace jusqu’à chez vous ? Auriez-vous besoin d’un prêt de courtoisie ? Quel est le degré d’urgence de la réparation ? Votre demande est envoyée aux réparateurs qui correspondent à vos critères. Vous recevez alors les devis des uns et des autres, ce qui vous permet de comparer très rapidement, les tarifs, les services proposés et les avis. Une fois que vous avez choisi votre réparateur, vous pré-payez le service à hauteur exacte du devis, le paiement est bloqué dans porte-monnaie électronique et sera libéré uniquement une fois la réparation effectuée en donnant votre « code de paiement » au réparateur.

Comment sélectionnez-vous les réparateurs présents sur votre site ?

Il n’y a pas de sélection; la typologie de nos réparateurs est très différente et c’est aussi notre force ! Il y a des réparateurs professionnels de longue date agréée par des marques, mais aussi des makers passionnés, des salariés ou retraités qui souhaitent augmenter leurs revenus. La qualité de leur service est tout de fois encadrée ! Nous vérifions leurs informations légales. Nous effectuons aussi des contrôles en tant que client mystère pour valider le bon respect de notre charte. Enfin, nous restons toujours en contact avec l’utilisateur et récoltons ses commentaires pour qualifier les prestations des réparateurs et ainsi créer de la confiance.

Comment vous positionnez-vous dans l’univers de l’économie collaborative ?

Notre modèle s’inscrit pleinement dans l’économie circulaire, c’est-à-dire une consommation plus vertueuse que les modèles économiques classiques qui basent le développement économique sur une production de richesse ou de plus-value se traduisant par une destruction de ressources. Le sujet est brûlant, car la France accueille bientôt la COP21 qui doit donc définir de nouveaux axes, de nouvelles mesures pour le climat.

Quel est votre business model et quels sont vos objectifs de développement ?

Côté utilisateur, c’est totalement gratuit. Côté réparateur, nous prélevons une commission de 8% TTC sur la réparation, volontairement basses afin de ne pas impacter le coût de la réparation. Par ailleurs, nos objectifs sont clairs: passer rapidement de 500 à 1000 réparateurs partout en France pour répondre efficacement aux demandes, assurer une qualité de service maximale en dialoguant en permanence à la fois avec les utilisateurs et les réparateurs et ne pas être simplement un site, et améliorer l’expérience de notre service en développant de nouveaux outils et l’ergonomie.

Photo : Mechanic tools hanging on a organized metal board par Shutterstock/Click and board

Publié dansEconomieEntreprisesServices