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Mode : la tendance athleisure en 3 questions

Mode, accessoires, bien-être et diététique : ce week-end, les acheteurs qui visiteront le salon professionnel Who’s Next pourront découvrir la tendance athleisure, qui mélange le streetwear et le gymwear. Emmanuelle Mary, fondatrice du Festival du dress code et de l’agence Reprazent, dédiée à la promotion des talents de la mode, présente ce concept à Business & Marchés.

Quels sont les codes de la tendance athleisure?

Il s’agit d’un terme anglais, entré dans le dictionnaire en 2016, contraction d’«athlète» et de «leisure». Il s’agit de mixer les loisirs et le sport dans sa tenue : un legging et une jolie chemise en soie, un sweat de sport avec une jupe en cuir, un short de sport et une chemise en jean… Même si on ne pratique pas d’activité sportive, on peut néanmoins être fashion et suivre cette tendance, qui rejoint le mouvement plus global de s’occuper de soi et d’avoir une activité adéquate. Il n’est pas question, parce qu’on fait du sport ou qu’on mange sainement, d’être mal habillé.

Quels ont été les signes avant-coureurs de cette tendance?

Cela fait un peu plus de trois ans que l’on constate cette tendance. En pratiquant une activité sportive, je cherchais un look pour aimer sortir en tenue de sport, notamment sur des sites Web étrangers. Pourquoi être obligés de se rendre dans les enseignes de sport ? De vraies marques peuvent émerger, avec un aspect technique, une dimension confort et un côté mode. Adidas, il y a un peu moins de dix ans, s’était associé avec Stella Mc Cartney pour créer une collection plus fashion. Plus récemment, American Vintage a crée une ligne sport dans une ligne prêt-à-porter.

Quelles marques avez-vous identifié?

J’essaie de sourcer des marques transversales. Mon travail est de les faire émerger en boutiques, à travers une meilleure connaissance des acheteurs. J’avais déjà repéré Minirine, qui créé des imprimés identitaires, à Roubaix, avec le rappeur Good dog : leggings, par-dessus… TSH Paris, qui date du début de l’année, a été crée par une judoka, en utilisant les codes du sport dans le prêt-à-porter, avec des teddys en soie. Pyrates, une marque suisse, a déposé un brevet sur un tissu qui permet de récupérer au contact du corps : c’est de la technicité. Révèle est quant à elle une start-up qui habille les femmes qui font du sport de contact (boxe, rugby…) avec une brassière renforcée et une ligne sportwear. Mandala, une marque allemande peu connue en France, propose  des vêtements dédiés au yoga, avec du coton certifié bio. Kitiwaké est une marque française, qui a réussi sa levée de fonds en crowdfundung, est made in France, made in Paris et bio. En accessoires, Mobot est une société californienne qui a crée des gourdes en mousse qui servent aussi de foam rollers.

Publié dansActualité socialeSociété