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L’ESL prouve que l’e-sport, c’est aussi un business

Organisateur de compétitions de jeux vidéo, la filiale française d’ESL se développe avec ses activités on-line et off-line, au moyen d’une ligue et d’un partenariat avec Vivendi.

Paris Games Week 2016 (2/4). « Nous devons apporter le maximum de KPI à nos clients », souligne le directeur d’ESL France, Samy Ouerfelli. Créée au début des années 2000, ESL (Electronic Sport League) s’est hissée au rang de leader mondial de l’e-sport, avec des activités d’organisateur de compétitions de jeux vidéo en ligne (au moyen de partenariats et de sponsoring), d’éditeur d’une Web TV (ESL TV, qui bénéficie de revenus publicitaires), et de prestations en marque blanche pour les éditeurs de jeux qui souhaitent organiser leurs propres tournois. L’entreprise recense 6 756 000 joueurs dans le monde.

Lancée sous la forme d’un site gérant des compétitions de jeux vidéo, propriété de l’allemand Turtle Entertainment, « ESL a vu son business model évoluer avec l’essor de la plateforme de diffusion Twitch, dont nous sommes le premier fournisseur de contenus et le boom de l’événementiel grâce aux salons spécialisés », explique Samy Ouerfelli. ESL compte aujourd’hui 500 employés, 17 filiales et partenaires, et s’étend en Amérique latine (principalement au Brésil), en Inde et en Afrique.

Un dispositif renforcé sur les salons

Dans les coulisses de l’immense stand déployé pour la Paris Games Week, le salon du jeu vidéo organisé du 27 au 31 octobre, Samy Ouerfelli veille au bon déroulement des compétitions. La filiale française, qui compte 16 personnes (commerciaux, community managers, TV managers, chefs de projet…), compte sur cet événement pour fidéliser et élargir sa communauté.

Sur tous les salons, une « ESL Arena » est proposée, avec des stands partenaires (Intel, Asus, Lenovo, HP…) Sur la scène (qui peut être en complétée par une deuxième sur certains salons), « on retrouve le meilleur de l’e-sport. Nous lançons des phases de qualification en ligne, puis les meilleurs joueurs sont sélectionnés lors de playoffs dans nos locaux avant de rejoindre cet événement ». En France, ESL dispose de studios à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Aller plus loin avec Vivendi

A la Paris Games Week, située à quelques dizaines de mètres du stand d’ESWC (European sports world competition), son concurrent racheté par le groupe de médias Webedia, l’équipe d’ESL fourbit ses armes. « Grâce à un partenariat signé avec Vivendi, notre ligue nationale va occuper l’ensemble de l’année 2017 avec une saison aller (de janvier à juin) et une saison retour (de septembre à décembre). Nous proposerons également un événement d’envergure internationale, à Paris », indique son directeur.

Vivendi compte mettre en place des synergies avec ses autres activités : Digitick pour la billetterie, Universal pour la musique, Gameloft pour les jeux et Canal+ pour les contenus, avec le lancement du Canal e-sport club. « Nous nous orientons vers la production de contenus e-sport haut de gamme », poursuit Samy Ouerfelli. On-line ou off-line, l’e-sport compte désormais rivaliser avec les codes des sports plus classiques.

Publié dansEconomieEntreprisesServices