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Comment Unilend compte rester le leader du crowdfunding

2 min. de lecture

La plateforme de crowdfunding Unilend compte asseoir son leadership grâce à une levée de fonds et des partenariats.

Nicolas Lesur, fondateur d'Unilend

Nicolas Lesur

Financer des entreprises françaises et percevoir des intérêts mensuels, telle est la promesse d’Unilend envers les prêteurs. Les emprunteurs disposent pour leur part d’une nouvelle possibilité de financement, très rapide et sans garantie à donner. Depuis sa création, l’entreprise s’est développée imposée sur le marché bouillonnant du crowdfunding. Nicolas Lesur, fondateur et directeur général d’Unilend, répond aux questions de Business & Marchés.

Quel regard portez-vous sur le développement d’Unilend, depuis son lancement fin 2013 ?

Je porte un regard plutôt positif sur notre expansion : nous sommes devenus leader d’un marché que nous avons créé, avec 90% du volume opéré sur ce segment du crowdfunding. Nous disposons également d’une plateforme qui fonctionne très bien techniquement. Toutefois, nous savons aussi que la route est longue : nous avons déjà financé 10 millions d’euros de projets, mais nous comptons aller plus loin à l’aide de notre dernière levée de fonds et de nos partenariats.

Vous avez récemment réalisé une levée de fonds de 8 millions d’euros, et également conclu un partenariat avec Groupama Banque. Quels sont les objectifs de ces deux nouveaux leviers ? 

Nous comptons atteindre 25 millions d’euros de projets financés cette année, et tripler la production tout en gérant cette forte croissance : nous n’acceptons que 3% des projets proposés. Dans notre métier, il convient d’être à la fois volontariste et prudent. Avec notre levée de fonds, nous souhaitons doubler nos effectifs, accroître nos investissements marketing, et nous développer à l’étranger. Notre partenariat avec Groupama Banque, conclu en janvier, permet pour sa part de mobiliser davantage de capitaux pour les projets et crédibilise notre démarche. Pour la première fois, une banque a annoncé qu’elle allait prêter avec une plateforme de crowdfunding (à raison de 100 millions d’euros sur 4 ans, mais au maximum de 20% de chaque projet).

Quels sont les principaux types de projets financés, et quels sont les profils types des emprunteurs et des prêteurs ?

Les profils sont aussi divers que les TPE et les PME françaises ! Nous attirons des porteurs de projets dans tous les secteurs (commerces de proximité, industrie, tourisme…), et répartis sur toute la France. Les prêteurs sont pour leur part âgés en moyenne de 40 ans, sachant qu’il s’agit également de la médiane. Il s’agit d’un âge particulièrement jeune pour un produit d’épargne : nous répondons à un besoin générationnel.

Vous avez rencontré en décembre dernier un incident de paiement sur un projet (Smok-It). Comment avez-vous géré cet événement et quelles leçons en tirez-vous ?

Nous avons logiquement essuyé le premier incident dans l’univers du crowdfunding. Nous avons informé de manière très factuelle nos prêteurs, dans la mesure des données dont nous disposions. Une fois la déception passée, nos prêteurs ont compris l’objet de la défaillance mais ont continué à nous faire confiance et surtout à diversifier leurs prêts. Les défauts sont intégrés dans notre modèle, mais nous travaillons pour les limiter à 3% par an.

Quels sont vos objectifs de développement sur le marché du crowdfunding ?

Nous comptons poursuivre le travail de fond entamé il y a un an et demi, avec des partenariats destinés à créer un écosystème autour de notre plateforme.

Photo : Business diagram on financial report with coins par Shutterstock

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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