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Comment les distributeurs peuvent optimiser leur organisation grâce au digital

Gestion des stocks, suivi des ventes cross-canal, coûts fixes… Le digital peut aider les distributeurs à optimiser leur organisation.

Le retail face au digital (2/3). Les consultants du cabinet Bellissard & Associés, spécialisé en marketing de la distribution et en nouvelles technologies, analysent pour Business & Marchés les enjeux digitaux qui se présentent aux retailers.

En quoi la digitalisation peut-elle aider les retailers à adapter leur chaîne d’approvisionnement, vendre en omni-canal, réduire leurs charges fixes et recentrer leurs forces autour du consommateur ? On sera surpris d’apprendre que la digitalisation du magasin n’est pas toujours celle à laquelle nous pensons naturellement.

En termes d’unification de la gestion de stocks, plusieurs solutions pratiques existent comme la RFID très efficace dans la gestion du prêt à porter, des produits à dates limites de consommation courtes ou encore des articles à forte valeur. L’étiquetage et la protection à la source, qui non seulement évite le risque d’erreur dû à l’étiquetage en point de vente mais surtout permet de suivre en masse les produits (par code article) tout au long du transport, est d’un appui précieux pour les distributeurs.

Les échanges de données avec les sous-traitants sont indispensables pour tracer les évènements et assurer la fiabilisation du stock théorique ; dans ce cas la réduction de la démarque administrative est très importante. L’adoption d’une codification standard pour assurer des échanges simplifiés, accélérer les processus d’approvisionnement ou encore s’engager vers une meilleure gestion de la traçabilité peut aussi être une solution envisageable. Le travail de GS1 en la matière est à souligner car la résultante immédiate de cette standardisation est la création de valeur pour les retailers.

L’omni-canal au cœur de la transformation digitale

En termes de ventes en mode cross-canal, en 2013, malgré l’existence fréquente d’équipes dédiées à ce sujet  chez les retailers, seulement 6% d’entre eux avaient adopté une gestion omni canal de leurs ventes. Avant de parler d’outils (digital, ERP, etc.), le retailer qui a réussi le passage de ventes multicanal à « l’omni-canalité » a nécessairement repensé, simplifié, optimisé son organisation. Carrefour mène actuellement des réformes en ce sens.

Si l’on doit donner un conseil à un retailer, quelle que soit sa taille, qui voudrait s’engager dans le cross-canal, nous l’inviterions en premier lieu à unifier sa gestion de stock puis à unifier son encaissement (le cœur et le poumon du distributeur). Les sites m-commerce et e-commerce, l’aide à la vente en point de vente, ou encore gestion des retours sont des solutions pratiques qui permettront de mieux répondre aux attentes du consommateur autour de l’acte d’achat.

Moins de coûts fixes grâce au digital

En termes de réduction des charges fixes, déplacer un point de vente afin d’améliorer son attractivité, voire le fermer, n’est pas une chose simple. Les solutions électroniques ont leur place pour prendre les bonnes décisions. Une enseigne serait très inspirée d’être équipée de compteur de visiteurs, de compteur dit de lèche-vitrine ou encore d’étude de comptage des rues pour parfaire ses choix.

La réduction de consommation électrique passera par ailleurs par l’automatisation de la gestion de l’éclairage du point de vente, le passage en LED, le remplacement des écrans d’ancienne génération, remplacer les appareils qui consomment beaucoup (portes antivol, rideaux d’air chaud, convecteurs d’arrière-boutique, etc.) par des appareils de nouvelle génération dans la mesure où ils s’amortiront en moins de dix-huit mois.

Photo : Businessmen Checking Boxes With Digital Tablet And Scanner par Shutterstock

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie