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Comment l’administration peut tirer parti de la dématérialisation

Des économies ainsi qu’un fonctionnement optimisé peuvent découler de processus de dématérialisation dans l’administration.

A l’heure des économies, la dématérialisation apparaît incontournable pour le secteur public, estime BearingPoint qui y voit un « levier de modernisation ». 25 % des personnes qui déménagent déclarent leur changement d’adresse sur Internet, tandis qu’un contribuable sur trois déclare ses revenus en ligne : les Français semblent prêts pour l’e-administration. Le cabinet Deloitte encourageait lui aussi récemment le secteur public à accélérer sa transition numérique.

BearingPoint met en avant sept convictions relatives à la mise en œuvre de la dématérialisation afin de garantir l’efficacité de ce processus. « Ces évolutions sont porteuses de gains de temps, de simplifications administratives et de réductions de coûts », justifie André Estignard, associé Service public au sein du cabinet de conseil. La plus importante d’entre elles consiste à centrer l’approche de dématérialisation sur l’usager : l’administration, qui cherche à limiter ses coûts, doit s’assurer de l’adhésion du public et, par la même occasion, de ses agents afin de pouvoir réussir la mise en œuvre de ses projets innovants.

Pour mener à bien de tels projets, l’administration doit valoriser les gains attendus, estime BearingPoint. Réduction de l’empreinte écologique, fonctionnement amélioré… Les bénéfices pour les agents doivent faire l’objet d’une communication spécifique, notamment au moyen d’indicateurs. A la Direction Générale des Finances Publiques, les échanges papiers équivalent ainsi à 1 milliard de feuilles par an, ce chiffre étant amené à diminuer. La dématérialisation des processus permet par ailleurs de réorganiser ces derniers, en redéfinissant les responsabilités. Le travail des agents peut notamment en être amélioré.

L’accès aux documents peut également être facilité grâce à la constitution de dossiers électroniques et de bases de données. La traçabilité des données et leur adaptation à un accès ouvert (open data) sont au cœur de la réflexion à mener. La dématérialisation est alors un moyen de normaliser les formats utilisés. Ce processus de standardisation a également pour objectif de permettre l’établissement d’un dispositif pérenne. De tels projets doivent évidemment s’effectuer avec un niveau de sécurité maximal, qui peut être appuyé par l’introduction de la signature électronique.

Publié dansEconomiePolitique éco