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[Vidéos] 8 expériences vécues à la Paris Games Week 2017

Paris Games Week - Hall 1 - Edition 2017

Les jeux vidéo sont une expérience qui se vit jusque sur leur salon, la Paris Games Week, qui souhaite satisfaire un public toujours plus nombreux, dans un marché en progression (+4% en 2016).

En 2017, les organisateurs de la huitième édition de la Paris Games Week, qui ont réussi à attirer 310 000 visiteurs l’an dernier, comptent bien réitérer l’exploit « dans une année charnière pour le jeu vidéo, avec le lancement de deux consoles, la Nintendo Switch et la Xbox One X », rappelle le délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), Emmanuel Martin, organisateur de l’événement. Le salon, organisé du 1er au 5 novembre porte de Versailles, s’est doublé cette année d’un concert symphonique et, en prélude, de la conférence Playstation, à la manière d’une semaine du jeu vidéo essaimant dans la ville. Le marché du jeu vidéo Game Connection s’est, lui, de nouveau invité sur place. Après une immersion dans trois halls qui n’ont pas désempli, quelles impressions en tirer ?

Découvrir un nouveau label

Pour son lancement, le label Unties, lancé par Sony Music Entertainement, a choisi l’incontournable hall 1 – celui dédié aux gamers – pour faire découvrir ses deux premiers titres. Dans « Last standard », « on pose des questions au début du jeu, relayées sur Twitter. Il conviendra ensuite de choisir ses armes », indique à Business & Marchés le développeur du jeu, Yoshiaki Nakamichi, du studio I from Japan. Il sera disponible l’an prochain.

« Last Standard » sera quant à lui disponible dès le 21 novembre, sur Steam, PS4 et PC. « Nous mettons le jeu de guerre japonais classique dans un grand paquet graphique moderne qui fonctionne bien et semble fantastique même sur certains systèmes plus anciens. Tiny Metal comprend des mécanismes de jeu jamais vus auparavant. C’est le jeu d’arcade japonais que vous auriez aimé avoir dans votre enfance ! », promettent ses concepteurs.

Repartir à la chasse aux colosses

Douze ans après son lancement sur la PlayStation 2, « Shadow of the Colossus » revient sur PS4 – impossible de rater le plus grand stand du hall. L’objectif demeure inchangé, à savoir devoir tuer des colosses en incarnant un héros. Les joueurs doivent, bien entendu, faire preuve d’intelligence pour trouver les points faibles de chaque colosse. Les graphismes et la fluidité de l’animation ont largement progressé entre les deux éditions.

Créer ses propres histoires

Basé à Paris, le studio Celestory propose à ses clients de créer leur propre livre interactif dont ils sont les héros. Issu de deux ans de R&D, le logiciel de jeu narratif, disponible en marque blanche, permet d’introduire des variables afin de construire sa propre histoire, au moyen d’un système d’arborescence, et d’y ajouter ses propres personnages. Le logiciel inclut à l’histoire les lignes de dialogue écrites par les utilisateurs. Les données peuvent évoluer en fonction des attentes des joueurs. Pour illustrer les possibilités du logiciel, un serious game, « Asso pro manager », est lancé.

S’enivrer pour l’e-sport

ESL - Paris games week 2017

Dans le hall 3, des centaines de spectateurs convergent vers de grandes scènes sur lesquels des commentateurs, à la manière d’un match de football, décrivent à toute allure les actions qui passent à l’écran. Electronic Sports League (qui a noué l’an dernier un partenariat avec Vivendi) et l’eSports World Convention, dans le giron du groupe de médias interactifs Webedia, ont de nouveau tenu salon pour présenter leurs équipes professionnelles. « L’e-sport reste économiquement petit, mais est très important médiatiquement, explique Emmanuel Martin. Les marques sont de plus en plus nombreuses à s’y intéresser, car elles peuvent toucher la cible des Millenials, les consommateurs de demain. Cette année, Ubisoft, un éditeur de jeux vidéo, dispose même de sa propre scène ! Nous allons devoir pousser les murs », se réjouit le délégué général du SELL. EA Sports et la FIFA ont pour leur part lancé l’eCopa Coca-Cola, un tournoi qui débutera en France à la fin du mois.

Jouer sur mobile

En 2016, les ventes de softwares sur mobile ont représenté 14% du marché, selon Gfk. Les jeux freemium sont également nombreux. « Dans nos chiffres, nous avons sans doute sous-estimé la croissance du mobile, mais les données sont compliquées à agréger. En Asie, les usages sur mobile ont pris une importance énorme ! Il s’agit d’une autre grammaire du jeu vidéo, qui se manifeste par des développements spécifiques (iOS, Android, taille de l’écran…) qui permet d’attirer de nouveaux joueurs. Nintendo a ainsi réussi à convaincre des joueurs captés par l’intermédiaire de Pokémon Go de suivre les nouveaux volets sur console », observe Emmanuel Martin. Adam Bridgeman, business developer pour le studio chinois Star Painter, spécialisé dans l’outsourcing (3D, textures, animations…), « la multiplication des plateformes est une formidable opportunité de développement pour l’industrie du jeu vidéo, mais elle nécessite de travailler sur différents types de jouabilité en même temps. »

Mettre le cap à l’est

Le cluster East Games, réseau de développeurs indépendants de jeux vidéo dans la région Grand Est, a tenu salon en présentant notamment « Templiers de l’Aube », un jeu conçu par le concepteur de serious games Fremen Corp, situé à Rosières-prés-Troyes, et le comité départemental du tourisme de l’Aube. Disponible depuis le début de l’année, le jeu propose de s’immerger dans l’histoire des templiers.

A Strasbourg, le studio Ernestine a lancé Monsieur Paf, un jeu consistant à explorer, ici aussi, des temples et à résoudre des énigmes en franchissant, au fur et à mesure de l’avancement dans le scénario, des blocs.

We all and up alone, développé par Nice Penguins (Metz), consiste pour sa part en un jeu narratif au sein duquel le héros, auquel un cancer vient d’être diagnostiqué, doit tenter de s’en sortir. Il s’agit de gérer son stress, se soigner et garder le moral tout au long du jour et de la nuit. Créée en 2015 lors d’un hackaton sur le thème de la santé, il s’agit aujourd’hui d’un projet complet.

S’abonner à un catalogue de jeux vidéo

« Le game as a service, sur le modèle des acteurs de l’audiovisuel, est une tendance forte du secteur. Des acteurs comme PlayStation l’ont défriché. Aujourd’hui, cela va devenir un type d’offre incontournable », analyse Emmanuel Martin. Créée en 2016 à Rennes, la start-up Blacknut ambitionne ainsi de devenir « le Netflix du jeu vidéo », selon son CEO, Olivier Avaro. Un catalogue de 150 licences, prochainement porté au chiffre de 200, sera accessible en ligne pour 14,99 euros par mois à partir de 2018, après une phase de bêta test actuellement en cours. L’objectif est de répondre à la demande des familles, et non d’une cible férue de technologies, en simplifiant l’accès aux jeux vidéo.

Enfin entrer dans une galerie d’art

Artitude - Paris Games Week 2017

Intimidantes, les galeries d’art ? La maison d’édition Artitude propose, enfin, pour la deuxième année consécutive de remédier à ce problème en proposant une sélection d’œuvres liées à l’univers du jeu vidéo. Plus de 300 artistes ont déjà collaboré avec l’entreprise. 50 posters sont présentés, parallèlement à des performances réalisées devant les visiteurs au cours des cinq jours du salon.

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A propos de l'auteur
Journaliste, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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