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Quatre Epingles mise sur un écosystème collaboratif pour rendre service au quotidien

Quatre Epingles allie les compétences des particuliers et des professionnels pour assurer des services de pressing, de blanchisserie ou de caviste, livraison incluse.

Lancée en mars 2014, la start-up parisienne Quatre Epingles allie les compétences des professionnels et des particuliers pour assurer des services de pressing, de blanchisserie, de cordonnerie ou bien encore de caviste avec un système de transport et de livraison. Son co-fondateur, Julien Van Hoeylandt, répond aux questions de Business & Marchés.

Julien Van Hoeylandt
Julien Van Hoeylandt

Quel regard portez-vous sur le développement de Quatre Epingles depuis son lancement?

Après 18 mois d’activité, je suis très fier de ce que nous avons réussi à accomplir. Une première notoriété, des clients récurrents et un taux de satisfaction de 96,5%, de nombreuses entreprises partenaires qui nous font confiance malgré notre jeune structure, c’est un vrai bon début. Mais le début d’un long chemin. Le rythme start-up nous rend impatient car c’est un marathon et chaque jour on avance de quelques mètres. C’est la règle du jeu. Notre business n’est pas un sprint mais une course d’endurance.

Comment vous positionnez-vous par rapport aux acteurs existants du secteur?

Nous ne nous positionnons pas comme un acteur de la conciergerie mais du service. Nous rendons service à tout un chacun. Notre créneau est d’apporter une accessibilité horaire géographique et tarifaire aux services du quotidien, via une application mobile et un écosystème collaboratif.

Si on prend les conciergeries d’entreprises, elles ne touchent que les grandes entreprises car elles sont coûteuses. Nous ne coûtons rien quand une entreprise décide de devenir « Qorner » Quatre Epingles pour ses collaborateurs et nous nous adressons aussi bien à des PME de 40 personnes qu’à de grandes structures de plus de 500 personnes. Ensuite, on ne souhaite pas tout faire comme le font les concierges personnels. Nous proposons une gamme de services restreinte mais qualitative, en s’appuyant sur les commerçants traditionnels, ces artisans locaux qui font du bon travail mais souffrent de la pression des nouveaux mastodontes ou de la délocalisation en-dehors des villes.

Comment faites-vous face à « l’ubérisation » de l’économie avec des professionnels indépendants, et l’essor des services entre particuliers?

En l’occurrence, même si je n’aime pas le terme, je considère que nous sommes un acteur de ce que l’on appelle « l’ubérisation » de l’économie, pas dans le sens disruptif et négatif du terme, mais nous nous appuyons sur des particuliers qui ont le temps pour rendre service aux particuliers qui ne l’ont pas. Ils réalisent de courtes missions logistiques selon leur disponibilité et nous rende ainsi service de façon très flexible. Nous avons développé un outil assez puissant pour les gérer de façon rapide.

Nous avons surtout imaginé un écosystème collaboratif intelligent de service dans la ville. Alors, chez Quatre Epingles, on parle plus de smart city, de ville intelligente, que « d’ubérisation ». L’essor des services entre particuliers va encore durer quelques années puis se rationaliser. Sur les services que nous proposons, nous préférons là encore nous appuyer sur un réseau d’artisans professionnels de qualité plutôt que monsieur ou madame tout-le-monde. Nos clients nous choisissent pour la confiance en nos délais, en nos prix, mais aussi en notre qualité. La proposition de valeur serait très différente si les particuliers ne faisaient pas que la livraison mais aussi le repassage, la cordonnerie ou le nettoyage de leurs vêtements.

Quels sont les objectifs du lancement de votre application mobile?

L’application mobile, c’est un gain de temps pour le client. Il sort de chez lui avec sa housse mais en moins de 30 secondes, il peut valider sa commande de pressing ou de repassage depuis sont smartphone. Il dépose ensuite sa housse dans le « Qorner » choisi près de chez lui, sur le chemin ou à son travail et valide le dépôt, là aussi en 1 clic. Les usages de consommation changent. Nous nous adaptons et notre objectif est finalement d’être dans la poche de chaque consommateur urbain à terme.

Comment souhaitez-vous vous développer?

Nous préparons une levée de fonds et nous recherchons les bons investisseurs. Nous avons validé le business model et devons désormais accélérer. De très grands acteurs nous font confiance pour la fin d’année et nous souhaitons mettre toutes les chances de notre côté et ainsi mériter cette confiance. Nous ne sommes volontairement présents qu’en Ile-de-France mais nous ouvrirons d’autres villes en 2016 et peut-être d’autres pays en 2017. C’est au total un marché de 6 milliards que nous attaquons et les besoins du client urbain en manque de temps sont nombreux. A nous de les satisfaire !

Publié dansEconomieEntreprisesServices