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A Paris, confinement chez Rehab pour découvrir les cocktails au CBD

Bar Rehab - Normandy Le Chantier (Machefert) - Paris

Connaissez-vous le cannabidiol ? Plongée (autorisée) au sous-sol de l’hôtel Normandy, à Paris, pour le découvrir en cocktails au bar Rehab. Avec, en prime, une élégante décoration.

Quiconque connaît La Mezcaleria, le bar caché de l’hôtel 1K, dans le 3ème arrondissement de Paris, ne sera pas dépaysé en atteignant le sous-sol de l’hôtel Normandy (116 chambres) rue de l’Echelle (1er arrondissement). Le temps des travaux de rénovation, prévus pour durer jusqu’en 2022, un bar à cocktails également caché, Rehab, a ouvert ses portes en décembre dernier. Objectif : se positionner sur le créneau du cannabidiol (CBD), autorisé depuis quelques mois en France. « Le CBD est la plus neutre des 113 molécules de la feuille de chanvre. La petite fiole coûte de 40 à 60 euros », rappelle Machefert Group, qui exploite l’établissement. Le bar rouvre ses portes le 25 juin.

« Pour moi, le CBD est un challenge. On est très ambitieux, et je suis content de la carte proposée à nos clients. Le fait d’être dans un speakeasy dans ce style dans un hôtel surprend, tout comme la créativité des cocktails. Depuis ma prise de poste, je n’ai réalisé que deux fois une création hors de la carte. Nous avons une clientèle qui vient davantage de l’extérieur de l’hôtel que dans d’autres bars », souligne l’un des barmans.

Côté décoration, le local, un ancien local technique accessible par un escalier en colimaçon, oscille avec goût la boutique d’apothicaire et la fumerie d’opium de la fin du XIXème siècle. Six mois de travail ont été nécessaires à la création du concept du lieu et des cocktails. Kevin Machefert, CEO, « avait une idée très précise de ce qu’il voulait », avec sa femme Katia et Christiane Derory, la décoratrice du groupe (21 établissements). Pendant les travaux, le positionnement du Normandy Hôtel sur le bien-être passe également par une nouvelle offre de restauration, baptisée Le Comptoir du chantier.

Cocktails «bien-être», blends et double IPA

Cocktail au bar Rehab - Hôtel Normandy - Paris Cocktail au bar Rehab - Hôtel Normandy - Paris

A la carte de Rehab, le Smart Recovery (kombucha à la pomme verte, concombre, sirop de falernum, CBD) incarne cette ambition. « Il s’agit d’un cocktail que l’on peut prendre pour remédier à une gueule de bois », s’amuse le barman : on retrouve ainsi du falernum (un mélange de sirops : base d’amandes, zeste de citron vert, gingembre), des pickles de concombre avec du colorant alimentaire, mis dans du vinaigre, et sel de gingembre sur le verre. « On nous demande une boisson fraîche, agréable en bouche, et qui se boit bien. Tous nos jus sont pressés maison. Le sel de gingembre fait exploser le cocktail ».

Sur les dix cocktails, deux sont au CBD et, au total, six recettes sont sans alcool. Une proposition originale, qui se paie malgré tout au tarif fort (de 14 à 16 euros). A l’opposé du Smart Recovery, le Brown Sugar compte, lui, un blend maison de rhums, couplé avec de la noix de coco et de l’encens (palo santo). Le menu indique que les consommateurs réguliers de ce cocktail affichent une propension à développer une tolérance envers les personnes toxiques… « Il s’en suit une certaine accoutumance qui se traduit par le besoin de consommer des doses toujours plus grandes de DGF (don’t give a fuck) », est-il écrit.

A noter, comme à la Mezcaleria, le choix de se fournir auprès de la brasserie artisanale francilienne Crazy Hops pour la bière. Nous avions aimé l’India Pale Ale disponible dans le bar caché de l’hôtel 1K – l’équipe récidive chez Rehab avec la Citrash, une double IPA (en bouteille). Un bon point pour une catégorie, hélas, trop souvent ignorée dans les bars d’hôtels… et une autre raison de se confiner (encore !) au sous-sol du Normandy.

Notre visite a été réalisée avant la fermeture temporaire des bars-restaurants.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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