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Hey Captain digitalise la location de bateaux à moteur

2 min. de lecture

La start-up nantaise Hey Captain entend rapprocher les loueurs de bateaux à moteur des plaisanciers grâce au digital.

clement-douetCréée en début d’année, la start-up nantaise Hey Captain entend réinventer les codes de la location de bateaux à moteur en rapprochant les professionnels des plaisanciers. Clément Douet, directeur commercial et co-fondateur de Hey Captain, répond aux questions de Business & Marchés.

Quel constat vous a incité à créer Hey Captain ?

70% des touristes européens réservent leurs vacances en ligne (CRT Bretagne – FNCRT 2013). Il est aujourd’hui simplissime de réserver son avion, son hôtel, sa voiture de location et même son restaurant.

Réserver un bateau à moteur reste toutefois une opération très rudimentaire : trouver des loueurs dans la région, appeler les loueurs (lorsqu’ils répondent, les loueurs sont des professionnels souvent à préparer les bateaux ou à aider les plaisanciers à prendre en main le bateau), demander les disponibilités, les prix et les activités, puis payer un acompte par téléphone en dehors de toutes les garanties de sécurité classiques. Hey Captain s’est donc donné pour mission de faire rentrer la location de bateau à moteur dans le numérique.

Comment vous positionnez-vous vis-à-vis des loueurs et des locataires de bateaux à moteur ?

Nous souhaitons simplifier la tâche de ces deux cibles. Nous pensons que les professionnels de la location ne doivent pas perdre leur temps au téléphone tant leur agenda est chargé pour garantir sécurité, qualité et service aux plaisanciers. Nous leur apportons donc une solution de gestion gratuite disponible sur ordinateur, tablette et bientôt mobile pour gérer simplement leur flotte.

Nous apportons par ailleurs aux plaisanciers toute la simplicité et l’information nécessaire qu’ils connaissent déjà dans les autres domaines de l’e-tourisme : comparaison des prix, des modèles, des activités proposées avec le bateau, réservation en temps réel, garantie de faire face à un loueur sérieux et de qualité.

Quelles cibles visez-vous en priorité (BtoB, BtoC) ?

Nous avançons de front sur les deux tableaux. Il est important pour nous de rencontrer un maximum de loueurs en s’assurant de leur passion, de leur sens de l’accueil et de la qualité de leurs bateaux. Nous travaillons avec une cinquantaine de loueurs dans toute la France, qui semblent satisfaits de notre outil de gestion. Dans le même temps nous devons faire en sorte de démocratiser la plaisance et de toucher le plus grand nombre de plaisanciers potentiels.

Une présence exclusivement on-line n’est-elle pas un frein pour gagner en visibilité auprès de votre cible ?

En connaissant personnellement tous les loueurs avec qui nous travaillons, nous sommes certains de garantir à nos clients un service de qualité. La notoriété passe donc aussi par cela : nos loueurs partenaires sont notre meilleure publicité !

Un client qui a loué chez un de nos loueurs partenaires à Marseille une année, louera peut-être à La Rochelle l’année prochaine et inversement. En créant cette dynamique de réseau entre nos loueurs partenaires, tout le monde verra l’intérêt de se « renvoyer la balle » grâce à Hey Captain.

Quel est votre modèle économique et quelles sont vos perspectives de développement ?

Nous prenons une commission sur les réservations effectuées en ligne. Nos perspectives de développement sont simples : allonger la saison en approchant de nouveaux segments que ne touchent pas toujours nos loueurs, notamment les étrangers ; et augmenter le panier moyen des plaisanciers pour augmenter le chiffre d’affaires de nos loueurs partenaires.

De premières statistiques

Un échantillon de 700 réservations effectuées sur la côte Atlantique permet de mettre en exergue une moyenne d’âge des locataires de 38 ans, et des demandes émanant principalement de Pays de la Loire, Poitou-Charentes et d’Ile-de-France.

Photo : Motor boat par Shutterstock/Italianvideophotoagency

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A propos de l'auteur
Journaliste, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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