Entreprises

Comment Sassy a mis au point son nouveau cidre 0.0

1 min de lecture

La PME spécialisée dans le cidre Sassy lance une référence 0.0%. Un moyen d’élargir sa cible et de réaffirmer sa volonté d’innover sur son segment.

Début d’année à grande vitesse pour Sassy. Après s’être diversifiée depuis quelques semaines dans le calvados, la PME (15 personnes) qui a bousculé les codes du cidre à son lancement en 2014, avec succès, lance un cidre bio sans alcool, à 0.0%. “Nous voulions être précurseurs sur la catégorie. On a vraiment l’impression de déguster un vrai cidre. Nous avons attendu d’être convaincus de la qualité du produit”, expose Pierre-Emmanuel Racine Jourdren, cofondateur. Un an de travail a été nécessaire pour le lancement du produit.

Le nouveau venu consiste en un cidre demi-sec, composé de cinq variétés de pommes. Objectif affiché : toucher une clientèle sensible à sa consommation, notamment avec des enfants, et les consommateurs désireux de réaliser une coupure dans leur consommation d’alcool. Sur le marché anglais, où est bien implanté Sassy, le dry january se développe. Les bières et les spiritueux sans alcool ont aussi contribué à populariser cette catégorie. “On ne sait pas encore quelle cible va adhérer au produit”, confie Pierre-Emmanuel Racine Jourdren – des cafés-hôtels-restaurants référenceront le produit, tout comme le site e-commerce de l’entreprise.

“Il ne s’agit pas d’un jus de pomme pétillant”

“Nous voulions conserver une certaine longueur sur le produit : ce n’est pas un jus de pomme pétillant. La fabrication s’effectue par osmose inversée : le jus chauffe, mais nous récupérons les vapeurs d’alcool pour les extraire du jus”, poursuit le dirigeant. L’équipe de Sassy a mis à profit le temps supplémentaire offert par les confinements pour échanger avec différents prestataires. Le choix s’est porté sur un industriel basé au Havre (Seine-Maritime).

Les bouteilles sont au format 27,5 cl, contre 33 cl habituellement, pour compenser partiellement le coût supplémentaire de la désalcoolisation. “Dans l’esprit des consommateurs, un produit sans alcool doit avoir un prix inférieur à un produit alcoolisé”, observe Pierre-Emmanuel Racine Jourdren. Par rapport aux cidres de la gamme classique, le prix devrait être inférieur de 20 à 30 centimes.

2495 articles

A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
Articles
A lire également
Entreprises

Cognac, liqueur, champagne, café : quatre pop-up pour rapprocher les marques et leurs consommateurs

En novembre, Martell, St-Germain, Ruinart et Lavazza ont imaginé plusieurs expériences, à Paris, pour s’adresser directement aux consommateurs, avec des concepts très différents.
Entreprises

La distillerie parisienne Baccae éveille l'intérêt du public sur l'élaboration du gin

A Paris, les ateliers de création d’un gin de la distillerie Baccae, qui fête ses cinq ans, remportent un franc succès. Les…
Économie

Grand classique des cocktails, l'old fashioned revient en avant

La marque de whiskey Woodford Reserve s’appuie sur l’old fashioned pour son développement dans les bars à cocktails. Exemple au Jefrey’s, à Paris.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter