Aller au contenu

Comment les montres Baltic ont réussi leur lancement

Il y a un an, la marque parisienne Baltic bouclait sa campagne de crowdfunding et présentait ses premiers modèles de montres, au style néo-classique. 514.806 euros ont été récoltés, pour un objectif de 65.000 euros. Son créateur, Etienne Malec, revient sur ce lancement réussi.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer une nouvelle marque de montres ?

J’ai décidé de créer Baltic car je suis passionné de montres depuis plus de dix ans et je me retrouvais pas dans l’offre actuelle. La passion de l’horlogerie m’a été transmise grâce à mon père, collectionneur invétéré durant ses dernières années de vie. J’ai récupéré la collection qu’il avait construite et fait en sorte de poursuivre ce qu’il aimait. Cette passion pour l’horlogerie je l’ai construite autour de cette collection, et autour des collectionneurs que j’ai pu rencontrer au fil des années. Des gens passionnés et passionnants, qui m’ont partagé leurs connaissances, leurs anecdotes et leur passions. Créer Baltic était pour moi l’occasion de rendre hommage à mon père, de créer un produit que je ne trouvais nulle part ailleurs et de réunir de réels codes horlogers dans une montre accessible aussi bien pour des nouveaux amateurs que pour des passionnés.

Comment avez-vous convaincu vos crowdfunders de participer au projet ?

C’est une étape très importante, et tout réside dans une histoire de confiance. Vendre une montre via le financement participatif c’est avant tout vendre une promesse. Pour faire passer notre marque naissante de promesse à projet concret il fallait lui donner de la légitimité et du crédit. Nous avons décidé d’organiser des rendez-vous dans nos bureaux pour que les intéressé puissent venir essayer les prototypes, parler avec nous, discuter de l’origine de ce projet et constater qu’il y avait une structure tangible derrière tout cela. Je crois qu’à part cela, ce qui aura convaincu nos crowdfunders restera nos produits et l’histoire qu’ils véhiculent !

Quelles étaient vos sources d’inspirations pour les modèles et ce prisme vintage ?

Notre source d’inspirations, ce sont les montres des années 1940 qui sont une réelle source d’inspiration en termes de design et de caractéristiques. Ces montres étaient simples, diablement équilibrées et finalement déjà très moderne encore pour nos code actuels. Ces montres étaient je pense initialement que des montres destinées à des amateurs avertis. L’idée était de proposer un produit «pointu» en termes d’esthétisme horloger à un éventail plus large de clients grâce à un prix d’appel intéressant.

Comment assemblez-vous vos modèles ?

Nos montres sont assemblées à Besançon, qui est toujours aujourd’hui le berceau de l’horlogerie française. C’est une industrie qui renait et qui a une forte croissance dans cette région ! Tous nos composants arrivent d’Asie (sauf les bracelets) et nous assemblons l’ensemble des composants sur place dans un village proche de Besançon.

Quels sont vos objectifs de développement ?

Notre ambition est de développer une gamme plus large, regroupant des montres habillées, sportive avec un réel ADN de marque lié à nos inspirations horlogères. Cette gamme, nous voulons la distribuer partout dans le monde grâce à notre site internet, et à une vingtaine de boutiques soigneusement sélectionnées (en France et dans le monde) Enfin, l’objectif sera également de faire grandir notre communauté en les incluant dans nos processus de développement.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie