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Ces deux jeunes pros de l’hôtellerie-restauration veulent dynamiser un village de Dordogne

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Alexandre Nicolas et Quentin Gouts

A Vezac, en Dordogne, Alexandre Nicolas et Quentin Gouts finalisent un crowdfunding pour créer un bar-restaurant à l’esprit local, le Trait d’union.

C’est en Dordogne, à Vezac, qu’Alexandre Nicolas et Quentin Gouts ont décidé de poser leurs valises. Respectivement âgés de 31 et 28 ans, ils procèdent actuellement à une levée de fonds, en crowdfunding, pour parfaire l’installation du Trait d’union, le nouveau lieu de vie qu’ils souhaitent créer dans un hangar de plus de 500 mètres carrés.

Un vaste espace leur permettant d’envisager une restauration “dans l’esprit d’une auberge” (plat du jour le midi, plats à partager le soir), avec une large partie végétarienne, ainsi qu’une activité de caviste 100% français (avec une priorité donnée aux vins bio, nature, biodynamiques) et une scène ouverte.

“Nous cherchions à créer une activité écologique et éthique. Pendant le premier confinement, nous avons commencé, à distance, à plancher sur le projet”, expose Alexandre Nicolas. Les deux hommes se sont toujours suivis professionnellement depuis leur passage à l’école hôtelière de Chamalières (Puy-de-Dôme), dont ils sont ressortis diplômés en 2011. Après plusieurs expériences en France, un passage parisien en 2018-2019 (au Flora Danica et chez le caviste Lavinia) et des voyages en Amérique centrale et en Nouvelle-Zélande, ils se sont rapprochés de la région – Quentin est devenu, en 2019, assistant maître d’hôtel au domaine de Monrecour. Un point de vue privilégié pour faire connaissance avec les artisans locaux.

Des produits locaux

“Nous voulons être dans l’esprit des maîtres de maison. Le vigneron prend humblement ce que la terre lui donne, et fait la jonction avec les consommateurs. Nous allons servir de trait d’union entre les producteurs et les clients”, indique Quentin Gouts. Maraîchers bio, boulangers ou fromagers seront mis à l’honneur. Des professions au sein desquelles on assiste également à un renouvellement des générations. Une carte locale sera proposée. Les habitants des environs pourront par ailleurs bénéficier d’avantages.

“Nous avons besoin de 15 000 euros pour boucler les travaux et faciliter l’embauche d’un cuisinier à temps plein. Il travaillera en service continu la journée, et il sera intéressé aux résultats”, ajoute Quentin Goûts. L’achèvement des travaux est prévu fin mai, avec l’espoir d’une ouverture, si les conditions le permettent, courant juin.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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