Économie

Bien Boire en Beaujolais illustre la diversité de ses vins et vignerons

2 min de lecture
Bien Boire en Beaujolais - Vignerons

Les 5 et 6 avril 2020, le salon Bien Boire en Beaujolais, organisé dans le Rhône, mettra de nouveau à l’honneur des vignerons qui s’efforcent de redorer le blason de leur terroir.

Mise à jour 16/03

En raison des mesures sanitaires actuelles, l’édition 2020 du salon est annulée. Les organisateurs donnent rendez-vous en 2021.

On ne va pas le cacher : on est bien reçus par l’équipe de Bien Boire en Beaujolais. Aussi bien à Paris pour un déjeuner que dans la région des plus de 200 vignerons qui organiseront le dimanche 5 et le lundi 6 avril la neuvième édition de leur salon de dégustation, réparti entre trois châteaux de Corcelles-en-Beaujolais, Saint Lager et Saint-Jean-d’Ardières (Rhône). 2500 personnes, dont 80% de professionnels, ont participé à l’événement l’an dernier.

«Nous voulons montrer ce qui se passe concrètement dans le Beaujolais. Cela a commencé par une bringue, au début des années 2000, avant de se structurer, toujours en offrant les dégustations et en partageant le déjeuner», rappelle Alexandre Robert-Denogent, installé à Fuissé (Saône-et-Loire). «Petite, je pensais que la situation était compliquée dans le Beaujolais. Nous avons réussi à valoriser le fait que nous ayons dix crus, des sols différents, et des vins disposant chacun de leur propre personnalité», poursuit Laura Lardy, qui représente la quatrième génération de sa famille à Fleurie (Rhône).

Cinq associations composent Bien Boire en Beaujolais : Beaujol’art, la Biojolaise, Beauj’all wines, la Beaujoloise, et les Gamays chics. Elles s’efforcent, chacune, de faire valoir l’évolution des pratiques des vignerons et le renouvellement des effectifs. «Depuis une dizaine d’années, de jeunes vignerons reprennent des exploitations, et font découvrir leurs vins à un large public. Il ne faut pas prendre les gens de haut», ajoute Cathy Lathuiliere, qui officie avec son mari Philippe au domaine Lathuiliere-Gravallon de Villié-Morgon (Rhône).

Des idées d’accords mets et vins

Pour découvrir un aperçu des accords mets-vins possibles avec la palette des vins des domaines représentés, place à une sélection orchestrée au restaurant parisien Botanique (11ème arrondissement).

gnocchis de pommes de terre et farines de blés bio anciens Botanique Paris : échine de porc fermier d’Auvergne en croûte de mais, vinaigrette Botanique Paris : tartelette au chocolat, ganache aux épices

En amuse-bouche : gougères et émulsion au Saint-Félicien. Dans nos verres, des vins du Château de Lavernette (AOC Beaujolais Blanc, 2010) et du Domaine Thillardon (AOC Chénas, Les Blémonts, 2010). En entrée : gnocchis de pommes de terre et farines de blés bio anciens, accompagnés de légumes. A découvrir, le Fleurie La Dot 2006 du Clos de Mez, puis, avec le plat (échine de porc fermier d’Auvergne en croûte de maïs, vinaigrette), le Morgon Côte du Py 2009 du domaine de la Bonne Tonne. En dessert (tartelette au chocolat, ganache aux épices, place au Morgon Côte du Py de Laura Lardy. Autant de crus à retrouver début avril à BBB.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Photo : Bastien Sungauer

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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