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Les agriculteurs en proie à une sécheresse précoce

Le déficit pluviométrique engendre des conséquences sur l’irrigation et sur les récoltes. Les cours du blé et du maïs suivent une pente ascendante.

58% des nappes phréatiques françaises ont des niveaux inférieurs à la normale. Face à cette situation, cinq départements viennent d’instaurer des mesures de restriction d’irrigation par les agriculteurs. Sept départements ont également déjà pris des mesures plus générales. Ces derniers sont en proie à des inquiétudes fortes quant au niveau des prochaines récoltes, qui pourraient être sérieusement affectées par ce climat estival.

Depuis deux mois, trois quarts des précipitations habituelles en cette saison manquent à l’appel. Selon le Bureau de recherches géologiques et minières, le déficit de cumuls de précipitation est particulièrement fort en Aquitaine, dans l’Est, en Franche-Comté ainsi que dans les Alpes du Nord. Le Sud n’est pas non plus épargné : en Midi-Pyrénées, le déficit hydrique oscille entre 30% et 50%.

« Pour l’instant, le fort rayonnement solaire privilégie le développement des cultures d’hiver, mais les prochaines semaines seront déterminantes. La persistance de la sécheresse pourrait provoquer de forts dégâts aux cultures », explique à La Dépêche du Midi Cécile Tartarin, de la société Geosys, spécialisée dans les solutions agricoles. Un maraîcher estime que 80% de ses salades ne pourront être récoltées compte tenu de l’écrasante chaleur sous serre. Un autre producteur évoque pour sa part, en cas d’absence de précipitations significatives dans les deux semaines, la nécessité absolue d’irriguer. Au-delà des récoltes, l’alimentation des cheptels est également au cœur des préoccupations des agriculteurs.

Seul l’arc méditerranéen se situe, en France métropolitaine, dans une situation correcte pour la saison. D’autres pays sont également plongés dans une situation particulièrement délicate : seul 7% du maïs a correctement pu être semé contre 16% l’an dernier aux Etats-Unis, tandis qu’aucune précipitation n’est attendue dans la quinzaine sur le Nord de l’Europe. Les cours du blé et du maïs se sont, à l’échelle mondiale, apprécié ces derniers jours. Les semis ont, outre-Atlantique, également été affectés par un autre phénomène : les ouragans…

Publié dansEnvironnement-SantéIndustrie