Créé il y a deux ans, le collectif Nightnmer programme des DJ dans les bars des Sables-d’Olonne (Vendée), principalement en hiver, et organise deux à trois événements privés par an dans l’agglomération. Une activité qui permet à ses fondateurs de développer leur réseau et de toucher un public plus large, au-delà de la station balnéaire.
Un vendredi soir de fin octobre, à 22 heures, Ayo fait le plein. Ce bar d’envoi, doté d’une large sélection de bières et de cocktails, situé au milieu des nombreux établissements du port des Sables-d’Olonne (Vendée), est animé par des DJ à chaque fin de semaine. Parmi les artistes, figurait DJ Cezanne, (au second plan sur la photo), qui “aime mélanger les sonorités, surprendre et faire découvrir de nouveaux morceaux”. Tous les deux mois, le collectif local Nightnmer, qui fête ses deux ans le 31 octobre 2026, est à la manœuvre pour la programmation.
“L’idée était d’apporter un peu de dynamisme dans l’univers de la nuit”, indique Brice Peltier, métallier dans la vie, qui a crée l’association avec son frère, issu de la restauration. Ils se sont notamment inspirés des nuits parisiennes qu’ils appréciaient il y a quelques années. Dans les bars, le collectif, organisé sous forme d’association, programme des DJ, autour de la musique électronique, techno et trans, principalement en hiver, en contrepied des soirées plus régulières de l’été, lorsque les touristes sont plus nombreux dans la station balnéaire.
Ces sessions permettent à Nightnmer de faire connaître ses soirées, organisées sous forme d’événements privés, deux à trois fois par an, dans l’agglomération. “Nous avons dû apprendre l’administratif, les autorisations, la billetterie… L’envers du décor est intéressant”, énumère Brice. Ces soirées visent un public plus large que celui des bars, en captant des visiteurs venus de La Roche-sur-Yon voire de Nantes. Sur YouTube, Nightnmer propose par ailleurs une radio, avec un studio d’enregistrement pour les DJ.
DJ dans un bar, une programmation musicale plus généraliste
Chez Ayo, on retrouve Enzo, alias DJ Umami (au premier plan). Résident au bar depuis un an et demi, il se produit dans les bars des environs (Le Bronx, Levrette Café…) et commence à élargir son spectre dans la région, en duo avec un autre disc jockey. Il s’est spécialisé dans la house et l’afro-house, un courant de la house intégrant des influences musicales africaines, notamment des rythmes et des percussions.
“Mixer dans un bar est plus convivial, et permet d’avoir une playlist plus généraliste qu’en discothèque. Cela évite d’être dans un seul genre. L’ambiance est plus conviviale, le public nous parle davantage. Le son est plus proche, et les horaires plus courts”, en terminant à 2 heures du matin, observe DJ Umami.
