ÉconomieEntreprises

«Il faut offrir plus de transparence sur la qualité des rhums»

1 min de lecture
Cocktail Old fashioned

Lancé en 2016, l’importateur et distributeur de spiritueux L’Explorateur du Goût, basé à Paris, propose une vingtaine de marques aux cavistes et aux cafés-hôtels-restaurants. L’entreprise a mis en place un process d’analyse des rhums ensuite proposés aux clients : présence d’additifs, taux de sucre… Son fondateur, François Sommer, nous en dit plus.

Pourquoi avez-vous crée une charte pour contrôler la qualité des rhums?

Lorsque nous avons démarré nos sélections de rhums nous avons eu des surprises, dès le début de nos recherches, à la dégustation d’échantillons qui nous étaient proposés, avec parfois des notes gustatives qui nous paraissaient exagérément marquées ou artificielles. C’est ce qui nous a amené assez rapidement à faire analyser les échantillons que nous recevions en laboratoire. Nous avons ensuite décidé de rendre ces analyses systématiques et de les formaliser au sein d’une charte que nous avons appelé «Pure Rums».

Quels sont les défauts auxquels vous étiez essentiellement confrontés?

Nous faisons analyser les additifs les plus « communs » à savoir le glycerol – utilisé pour ajouter du gras – et différentes molécules de vanilline – utilisées comme substitut au vieillissement. A ma connaissance ces substances ne sont pas interdites pour un usage alimentaire. Le problème vient davantage du manque de transparence : un rhum n’est pas sensé contenir des additifs, ou alors il ne s’agît plus d’un rhum mais d’une boisson spiritueuse aromatisée et sur laquelle devrait en principe figurer la liste des ingrédients. Notre démarche vise à la fois à nous conformer à la législation et à garantir une offre de qualité.

Comment avez-vous observé l’évolution de la qualité des rhums ces dernières années ?

Ce qui est indéniable est que le consommateur recherche de plus en plus des rhums expressifs et moins sucrés. Globalement il y a toujours eu des rhums de qualité, l’important pour nous est d’offrir le maximum de transparence au consommateur afin qu’il comprenne ce qu’il achète et qu’il se fasse sa propre idée de la qualité que nous lui offrons.

A lire également
La sélection de la rédaction

BIÈRE – Le brewpub Kilomètre Zero collabore avec le restaurant Aldéhyde autour d’une American Wheat artisanale

À Paris, la microbrasserie Kilomètre Zero signe une bière collaborative inspirée d’une rencontre de longue date et d’un dialogue avec la cuisine du restaurant Aldéhyde. Une American Wheat en édition limitée, pensée comme un pont entre brassage artisanal et gastronomie, née de l’amitié entre Django Bouchez et le chef Youssef Marzouk.
Entreprises

SPIRITUEUX — Angostura mise sur l’engouement pour les cocktails tiki pour soutenir sa gamme de rhums

La célèbre marque de bitters et de rhums Angostura a lancé sa “Tiki Week” dans une vingtaine de bars. Entre réinterprétations de classiques et pédagogie auprès des bartenders, l’objectif est de remettre en avant la gamme, alors que celle-ci opère une évolution en ce printemps 2026.
ÉconomieIndustrie

BIÈRE – «Les volumes de bière sans alcool sont orientés à la hausse», observe Magali Filhue, de Brasseurs de France

Après deux années de recul, la consommation de bière s’est stabilisée en 2025. Magali Filhue, déléguée générale de Brasseurs de France, revient sur les transformations du secteur : essor du sans alcool, recomposition du paysage des brasseries et pressions économiques qui pèsent sur une filière largement composée de PME et de TPE.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter