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Wistiki mise sur l’accessibilité pour démocratiser son objet connecté

Mis à jour le 26 mai 2014

La start-up Wistiki compte proposer un objet connecté utile au quotidien et facilement accessible pour se développer.

bruno_lussatoCréée l’an dernier, la start-up parisienne Wistiki vient de procéder à une nouvelle levée de fonds auprès d’investisseurs privés, la valorisant 1,5 million d’euros. La société compte proposer à partir de la rentrée prochaine de petits appareils (les Wists) permettant de géolocaliser ses objets favoris au moyen d’un smartphone, ou inversement via l’émission d’un signal sonore. Il est également possible de faire déclencher un son en cas d’éloignement de l’objet ainsi identifié.

« Manifestement les gens perdent leurs affaires et aucune proposition de valeur sérieuse n’existait avant nous pour permettre à quelqu’un de tête en l’air de retrouver ses objets perdus! Nous nous sommes donc dit que cela pourrait être une superbe idée que de concevoir un petit capteur, à accrocher sur les affaires que l’on ne veut plus perdre », indique Bruno Lussato, co-fondateur de Wistiki avec ses frères Hugo et Théo. Signe de l’intérêt suscité par le produit, la première levée de fonds a été réalisée au moyen du crowdfunding, sur le site MyMajorCompany.

Pour répondre à la promesse portée depuis son lancement, la start-up compte intensifier son programme de recherche et développement (R&D). « Nous avons un gros programme de R&D et souhaitons nous positionner comme le leader sur les objets perdus à travers un ensemble d’objets connectés. Nous sommes actuellement en train de concevoir nos prochains produits », précise Bruno Lussato, qui compte s’appuyer sur les fonds nouvellement levés. Des recrutements sont actuellement en cours.

De la R&D à la commercialisation

Wistiki se lance sur un marché des objets connectés qui compte de multiples jeunes pousses. « De nombreuses sociétés sont en train d’émerger dans le monde des objets connectés. Celles qui deviendront des leaders auront au moins deux caractéristiques, que très peu remplissent aujourd’hui. Elles concevront des produits utiles, qui proviennent d’un besoin fondamental du consommateur, et non d’une innovation pour innover. Elles produiront également des produits de qualité. Cela se traduit aujourd’hui par deux ans de R&D pour concevoir notre premier produit, ainsi qu’une production entièrement made in France », complète l’entrepreneur.

Pour attaquer la phase de commercialisation, qui signe le véritable lancement du produit, Wistiki mise sur Internet et sur la constitution rapide d’un réseau de distribution. « Nos produits sont déjà en prévente sur notre site au prix de 20 euros et seront distribués dès le mois de septembre à travers plusieurs canaux de distribution, dont notamment la grande distribution. Notre distribution est certes B2C, mais en termes de volumes elle est très largement B2B », ajoute Bruno Lussato. Un premier pas vers la démocratisation de ces objets d’un nouveau genre ?

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie