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Wilov, la start-up qui digitalise l’assurance automobile

Lancé en janvier à l’issue d’un an de travail, l’assureur automobile Wilov module une partie de ses tarifs en fonction de la durée d’utilisation du véhicule. « Le meilleur modèle est d’intervenir en tant que courtier grossiste », précise le CEO de la start-up, Pierre Stanislas, qui présente son modèle innovant à Business & Marchés.

Pourquoi vous lancez-vous dans l’assurance automobile?

Pierre Stanislas — J’ai 37 ans et j’ai travaillé dans la banque-finance pendant quinze ans, surtout sur des projets de mise en place de business, et en parallèle j’ai développé des sites Web et des applications. Lorsque j’ai dû acheter une voiture en propre, je me suis rendu compte que l’assurance était certes un poste important, mais pas un achat plaisir. J’ai vraiment eu l’impression que les assureurs profitaient du fait qu’il s’agit d’un achat obligatoire. De plus, lorsque vous souhaitez acheter en ligne, on n’a pas eu l’impression qu’il y ait eu des avancées depuis les comparateurs, et on ne propose, lorsque l’on réalise des devis, que des prix avec options supplémentaires. Le parcours utilisateur n’est pas une expérience très intéressant. Par ailleurs, j’ai une voiture pour des usages de loisirs ou utilitaires, mais je ne l’utilise pas en semaine. Il y a de plus en plus de gens qui sont pas dans cette situation.

Comment se différencie votre offre?

Il n’y avait pas vraiment d’offres à l’usage. Plus d’un Français sur six change chaque année d’assurance, et la loi Hamon permet de changer plus facilement d’assurance. La tarification au kilomètre pénalise le fait d’effectuer de longs trajets. Les Français roulent moins en fréquence, mais font toujours environ 15.000 km par an. Avec Wilov, on a un parcours client complètement simplifié, vraiment digital, pour souscrire depuis son canapé, avec un site en responsive et une application mobile (iOS puis Android en juin). Après sept questions, on obtient un vrai tarif, actionnable, avec un contrat unique : une assurance tous risques, sans engagement.

De quelle manière modifiez-vous le parcours client?

Depuis votre téléphone, vous appuyez sur « Souscrire », puis un conseiller en visioconférence vous accompagne pendant dix minutes. Le conseiller clientèle vous demande de retourner votre caméra, et prend une photo de vos documents (de type carte grise). L’assurance est un métier réglementé, donc ce processus de vérification des documents est obligatoire. On a streamliné le process : après cette phase, on rend la main au client pour qu’il paie par carte bancaire. Vous pouvez toujours tout relire et vérifier à tête reposée, et vous signez avec votre doigt sur le téléphone.

La nouveauté est aussi technologique…

Il n’y a pas d’échanges de courriers vers Wilov, mais l’entreprise envoie la carte verte et un badge connecté, sans branchement, à coller sur le tableau de bord. Cette pastille va déclencher vos forfaits-jours. On a décomposé l’assurance en deux parties : un forfait mensuel de 15 à 30 euros (type de véhicule, profil du conducteur…), qui fait que votre voiture est assurée tout le temps, toute l’année, et la pastille permet de déclencher des forfaits-jours de 1 à 2 euros, sur des tranches de 24 heures avec autant de kilomètres que vous le souhaitez. Tout le système qui nous permet de faire la visioconférence et les chats a été développé en interne, car il n’en existait pas de manière aussi poussée.

Publié dansEconomieEntreprisesServices