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[Vidéo] Pour innover, Disneyland Paris mise sur la French Tech

Disneyland Paris a lancé un programme, The Castle Hub, pour se rapprocher des start-up en lien avec des incubateurs et des accélérateurs.

Rapprocher les start-up d’une grande entreprise (16.000 personnes, 59 attractions, 63 boutiques, 55 restaurants), filiale d’un groupe leader du divertissement (The Walt Disney Company), mission impossible ? Disneyland Paris compte prouver le contraire. Depuis le début de l’année, la première destination touristique d’Europe a structuré ses relations avec les jeunes pousses autour d’un programme dédié, The Castle Hub. Guillaume Bendiyan, responsable du projet The Castle Hub, répond aux questions de Business & Marchés.

Pourquoi Disneyland Paris souhaite se rapprocher des start-up ?

Nous avons toujours eu la volonté d’innover, ce qui fait partie de l’ADN de la Walt Disney Company, mais nous ne disposions pas de structure dédiée. Les start-up ne savaient pas à qui s’adresser. Nous devions coordonner la mise en relation des start-up et de nos managers. De la même façon, nous avons des leaders en interne qui ont envie d’innover, mais qui ne disposent pas forcément d’un réseau d’incubateurs ou d’accélérateurs.

Quels sont les objectifs de la collaboration entre Disneyland Paris et les start-up ?

Le but est vraiment de répondre à un besoin. La volonté est de partir des besoins de nos équipes en interne. Le besoin est centralisé au niveau de l’équipe, et nous discutons avec nos cast members des modalités. Nous publions des appels à projets sur notre site internet et dans notre réseau d’incubateurs. Nous souhaitons avancer avec des start-up françaises, la French Tech étant une belle source d’innovations – toutefois, ce n’est pas restrictif. Par ailleurs, pour répondre à des besoins existants, nous recherchons des start-up ayant déjà commercialisé leurs solutions. Les solutions proposées doivent avoir fait leurs preuves, et être déclinables. Les start-up peuvent aussi intégrer notre vivier, que nous contactons en fonction des projets.

Comment prend forme le programme ?

La volonté de se structurer autour d’une marque dédiée, The Castle Hub, a été lancée début fin 2017. Depuis deux ans, nous tissons un réseau et nous avons désormais formalisé nos relations. Nous avons organisé en février un concours autour de six pitchs de start-up qui souhaitaient notamment se développer sur le marché nord-américain, au-delà de l’écosystème Disney, en partenariat avec la Chambre de commerce américaine en France (AmCham). Nous avons ensuite fait pitcher huit start-up dans une de nos attractions emblématiques, la Tour de la Terreur, en mai. Le premier prix a été décerné à la start-up Design Aglae, qui a développé un sérum permettant de rendre les fleurs luminescentes*.

Le pitch de la start-up gagnante :

Quels types de besoins ont été identifiés par Disneyland Paris ?

Le dénominateur commun est de devoir répondre à un objectif d’amélioration de l’expérience clients et de nos cast members. En début d’année, nous avons lancé un appel à candidatures sur l’expérience du futur en boutiques : ajouter de l’immersion, de l’expérience client… La gestion des files d’attente est aussi en jeu, avec Lineberty : beaucoup de nos clients souhaitent rencontrer les personnages Marvel durant notre saison estivale. L’application permet de dématérialiser la file d’attente de leur heure de passage. Pour les prochains mois, de nombreux projets sont en cours. Nous avons de plus en plus de discussions entre nos leaders et les start-up.

*Le jury : Anais Richardin, directrice de la rédaction de Maddyness ; Edouard Fonkenell, président de Lineberty ; Juliette Bron, vice-présidente Digital à Disneyland Paris ; Christophe Murphy, vice-président Intégration optimisation des affaires à Disneyland Paris ; Julien Kauffmann, vice-président Transformation à Disneyland Paris.

Publié dansEconomieEntreprisesManagement