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La mobilité en entreprise, une question d’architecture réseau

Informatique : la mobilité en question (3/3). Les architectures réseau sont au cœur des politiques de mobilité déployées par les entreprises. Focus sur cette problématique avec Jean-Michel Courtot, consultant avant-vente EMEA pour l’équipementier Aruba Networks.


Jean-Michel Courtot
Jean-Michel Courtot

En règle générale, le point de départ de la construction d’un réseau distribué est un siège ou un campus principal. Il s’agit d’une approche très axée sur les installations physiques et centralisées. En prenant en compte l’utilisateur mobile, l’entreprise doit mettre l’accent sur une conception ou évolution de réseau basée sur différents types d’utilisateurs pouvant avoir différents rôles, puisque de nombreux utilisateurs se dispersent désormais géographiquement à divers endroits.

Si vous connaissez les rôles de vos milliers d’utilisateurs, vous créez des profils et des groupes de droits d’accès, au travers d’un pare feu virtuel, car ces droits peuvent varier en fonction du profil instantané de l’utilisateur, et de son environnement numérique de travail à un instant donné.

L’idée derrière les services de type « cloud » est qu’il est inutile de placer des pare-feu coûteux et des services de sécurité au sein de chaque succursale, de manière statique, car cela augmente inutilement la complexité à des endroits éloignés du centre de données et de gestion. Dans l’émergence de la mobilité, un utilisateur doit être capable de « transporter » son bureau sécurisé virtuel du site central vers une succursale,  un endroit public ou à la maison. Une solution de réseau virtuel distant permet de sécuriser et fiabiliser les succursales à un prix qui rend possible son déploiement à grande échelle.

Des contrôleurs physiques ou virtualisés

Depuis quelques années, des analystes comme Gartner pensent que la survie des sociétés passe par la prise en compte d’une problématique qui va bien au-delà de savoir s’il faut positionner tel ou tel contrôleur à tel ou tel endroit, et si ce contrôleur doit être physique ou virtualisé sous quelque forme que ce soit, mais plutôt de savoir répondre aux nouveaux usages et aux nouvelles technologies de mobilité. On comprend vite que la question du contrôleur n’est pas un sujet en soi, en-dehors de questions budgétaires.

Que ce soit par le prix, l’architecture, la sécurisation, la fiabilisation, la facilité de configuration, les entreprises disposent maintenant de plusieurs réponses et propositions d’architectures « physiques ». Il s’agit soit d’architectures contrôlées de manière centralisées par un ou plusieurs contrôleur de mobilité physique ; soit d’architectures de borne sans contrôleur, les fonctions d’administration étant hébergées au sein d’une borne, et permettant de contrôler un cluster de plusieurs dizaines de bornes pour un site central ou des sites distants.

Quel que soit le choix ou le besoin initial d’un déploiement, ces deux solutions sont de plus compatibles entre elles, en permettant soit de s’interconnecter, soit de migrer d’une solution sans contrôleur vers une solution avec contrôleur pour des besoins ou fonctionnalités particulières sans remise en cause de l’existant.

Jean-Michel Courtot, Aruba Networks

Photo : Cloud Computing Paper par Shutterstock/Pixsooz

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie