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Comment Disneyland Paris attire davantage de candidats

En 2014, le nombre de candidatures s’est accru de 40 % pour les métiers supports sur le site de recrutement de Disneyland Paris. Une nouvelle campagne de marque employeur a favorisé cet afflux.

« Faire rêver, c’est un métier. » Après avoir initié sa nouvelle campagne RH en 2013, Disneyland Paris, premier employeur mono-site de France avec près de 15.000 salariés, a opéré courant 2014 des modifications à ses supports pour davantage mettre en valeur la variété des professions représentées dans l’entreprise.

Le nombre de candidatures sur le site dédié aux saisonniers et aux métiers techniques s’est accru de 20% en un an, et de 40% sur le site consacré aux métiers transverses : « on a levé le voile sur des informations que les candidats potentiels n’avaient pas », indique à Business & Marchés Juliette Brotons, responsable de la marque employeur. « Notre mission est de faire rêver les gens. La précédente campagne ‘Les enfants’ s’adressait surtout aux fans. Avec les nouveaux visuels, nous avons élargi la cible afin de toucher des profils qui n’avaient pas forcément rêvé de travailler à Disneyland Paris », ajoute-t-elle.

Mettre en lumière des métiers méconnus

L’entreprise ne communique plus seulement sur sa marque, mais aussi sur les opportunités professionnelles qu’elle propose. « Nous avons 500 métiers, mais pratiqués dans un environnement unique qui consiste à offrir du rêve. Il n’y avait jamais vraiment eu de campagne centrée sur les métiers. Les visiteurs de nos parcs n’imaginent pas forcément les professions qui sont derrière, par exemple dans les domaines de l’ingénierie et de la technique. C’est aussi un moyen de dire aux fans de Disneyland Paris qu’ils peuvent y exercer leur métier », précise Juliette Brotons.

Afin de mieux mettre en valeur ces métiers dont les postes peuvent être difficiles à pourvoir, une quinzaine d’entre eux sont représentés sur les différents visuels de la campagne. « Des témoignages de cast-members sur Facebook ou la présence d’opérationnels sur les salons permettent d’incarner ces compétences. Lors d’un récent forum, des représentants des métiers de l’ingénierie étaient ainsi présents, tandis que nous avons organisé une visite de notre nouvelle attraction Ratatouille, dotée d’un important dispositif audiovisuel, en mode maintenance ».

Faire rêver, c'est un métier
Les nouveaux visuels de la campagne marque employeur

La diffusion des messages est également plus ciblée, afin de mener des actions spécifiques sur certains profils. « Nous réalisons 8000 recrutements par an, parmi lesquels 7000 saisonniers. Jusqu’alors, on ne s’adressait pas aux personnes qui n’avaient pas forcément pensé à nous comme employeur. En élargissant notre campagne aux autres pays européens avec une communication dédiée, nous faisons connaître les opportunités de recrutement à des personnes qui ne connaissaient pas forcément Disneyland Paris, ou qui connaissaient seulement la marque Disney », ajoute Juliette Brotons.

Les relations écoles représentent aussi un volet fort de cette politique, avec la création prochaine d’une page Campus et l’organisation, les 27 et 28 mars prochains, de journées dédiées à l’alternance.

Le rôle central des réseaux sociaux

La diffusion digitale des offres d’emploi constitue également un axe stratégique fort pour Disneyland Paris, « et cela va le devenir encore plus ». « En un an, le nombre de fans de la page Facebook consacrée à la marque employeur (Disneyland Paris Careers) a plus que doublé pour dépasser les 62.000 likes. Les comptes Twitter et LinkedIn ont respectivement gagné 5000 et 7000 followers sur la période », énumère la responsable de la marque employeur.

Afin de trouver le bon équilibre entre l’animation globale des pages sur les réseaux sociaux et l’apport de réponses personnalisées aux nombreux commentaires émanant de candidats, qui souhaitent notamment s’enquérir de la situation de leur dossier, les équipes de recruteurs sont situées à proximité. Pour Juliette Brotons, « il faut veiller à ne pas laisser chaque question sans réponse ». Le succès est tel que certains fans de la page Facebook répondent directement aux commentaires d’autres internautes. Avant de se traduire concrètement en métier, l’exercice consistant à faire rêver commence par des candidats bien informés.

Publié dansEconomieEntreprisesManagement