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Comment le salon Who’s Next a restructuré son organisation

2 min. de lecture
Première Classe - Septembre 2018

En phase de relance, les salons de la mode et de l’accessoire Who’s Next et Première Classe ont connu une profonde restructuration interne, dans un marché en mutation.

Pour leur édition de rentrée, qui s’est déroulée du 7 au 10 septembre, les salons Who’s Next et Première Classe ont enregistré une progression du nombre d’exposants – et donc du chiffre d’affaires – ainsi qu’une croissance du visitorat. Un redressement bienvenu pour l’organisateur de ces événements bisannuels parisiens dédiés à la mode et aux accessoires, WSN Développement (46 personnes). « Au cours du premier semestre, l’entreprise s’est profondément transformée », souligne son directeur général, Frédéric Maus.

Issu de la marketplace de La Redoute – où il a ensuite effectué plusieurs recrutements -, le dirigeant a pris ses fonctions en janvier, lors de la première session (les salons se tiennent en janvier et en septembre) remodelée de Who’s Next-Première Classe : recentrage sur les halls 2, 3 et 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles, désectorisation, et mise en avant d’un thème chaque semestre. Une hausse de 3% de la fréquentation avait été enregistrée, un chiffre qui grimpe à 12% sur la cible phare des acheteurs. Après le jazz et les sapeurs cet hiver, la vague Africa street a pris possession des lieux.

«Comment continuerons-nous à accompagner les marques demain ?»

Avant l’édition de septembre, le nouveau dirigeant a supprimé les directions de salons. Deux nouvelles directions ont été crées : d’une part, un pôle « client success » et, d’autre part, une direction de l’offre. « L’objectif est de travailler sur une dimension prospective. Nous devons travailler sur de nouveaux produits et services, et replacer Who’s Next au cœur de l’écosystème de la mode. » Face aux doutes exprimés par certaines marques quant à l’intérêt d’une présence sur un salon physique (notamment pour des raisons financières), les nouvelles équipes devront trouver des réponses. « Un gros chantier informatique » a également été mené, avec une refonte de l’infrastructure et de bases de données. Le service de presse a été internalisé.

Un travail sera entamé, dans un deuxième temps, sur le projet « Nom de code : June ». L’idée était de lancer un nouveau salon, en juin, à Paris, pour répondre au besoin d’une présentation anticipée des collections. « Le salon, tel qu’on le connaît, est en mutation et son rôle ne doit plus se limiter à une présence éphémère quatre fois par an », a indiqué, en avril dernier, l’équipe de WSN Développement. L’initiative sera développée sous une autre forme.

Pour l’heure, Première Classe Tuileries, organisé en octobre autour des métiers de l’accessoire et de l’artisanat, sera « plus rythmé ». La dénomination « Paris sur mode » est, à cette occasion, abandonnée.

– Retrouvez prochainement notre reportage sur les jeunes créateurs présents lors des salons.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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