Aller au contenu

Comment l’appli mobile de rencontres Check prépare son lancement

Découvrez en exclusivité l’application mobile dédiée aux rencontres Check (ex-ARDX) et les coulisses de son développement, avant son lancement prévu en décembre en Savoie.

Après son démarrage en version bêta au début de l’année 2015, l’application mobile dédiée aux rencontres ARDX change de nom et devient Check. L’idée d’équiper des établissements (bars, discothèques, etc.) pour y favoriser les interactions entre les utilisateurs du service demeure. Avant le lancement officiel de l’application, le 8 décembre prochain, à Chambéry, où elle a été développée – prélude à un développement national en 2016 -, son CEO et co-fondateur Kévin Crouvizier répond aux questions de Business & Marchés.

Quelles modifications avez-vous opéré depuis le lancement en version bêta de l’application?

Comme vous pouvez le constater, nous avons déjà changé de nom. On s’est rapidement rendu compte que l’acronyme ARDX (Apéro-Resto-Disco-Expérience) ne parlait qu’aux personnes qui l’avaient pensé. De plus, nous avons également constaté que le ‘X’ faisait un peu peur au public féminin, et enfin, ARDX ne convient pas au marché anglo-saxon… Autant de raisons qui nous ont poussé à nous tourner vers Check. Au niveau du produit, nous avons sans cesse itéré la version en effectuant des améliorations de manière hebdomadaire, en accord avec les retours issus de nos phases de beta test.

Pendant cette période, il a surtout fallu accepter les critiques et le fait d’être dans une phase d’apprentissage : ce que l’on pense est rarement en phase avec son marché, du moins du premier coup. Nous avons notamment fait évoluer le design et l’expérience utilisateur au sens large, avec l’intégration de nouvelles fonctionnalités, en revenant à des mécaniques plus simples. En tant que créateur, on veut tous réinventer la roue, mais en fait, c’est parfois une mauvaise idée. C’est très difficile d’imposer de nouveaux codes et de bouleverser les habitudes des utilisateurs. En tout cas, notre dernière opération de promotion, cet été à Los Angeles, qui s’est soldée avec un taux de satisfaction de 86%. Nous avons également constaté que les utilisateurs appréciaient notre application dans le cadre d’une soirée purement networking.

« Les utilisateurs doivent être sensibilisés aux nouvelles technologies »

Quels ont été les principaux retours de la phase de bêta test, tant en termes d’intérêt porté à l’application que d’usages?

Je ne vous cache pas que les débuts ont été difficiles, et pour cause, nous utilisons une technologie relativement jeune : le Beacon. De plus, nous avons des cas d’usage très spécifiques : personne n’avait rien fait de tel auparavant autour de cette technologie. Je parle du fait, notamment, de savoir en temps réel que les utilisateurs sont présents dans le même lieu, en prenant en compte les pertes de réseau, la gestion des mobiles qui s’éteignent et le cross device Android/iOS. En revanche, on a de suite senti une véritable traction sur le produit, sur le concept. Surtout auprès de la cible 18/25 ans, avec des taux de conversions très bons lors des premiers essais.

Il y a aussi tout un travail d’éducation sur l’activation du Bluetooth. Au final, les utilisateurs sont d’accord pour l’activer, mais en échange d’une promesse alléchante, qui les concerne. C’est grâce à la curiosité (qui pousse les utilisateurs à savoir qui se trouve dans le même lieu) que nous avons réussi à déclencher ce réflexe, celui de faire activer le Bluetooth.

Quelle offre proposez-vous aux établissements afin qu’ils s’équipent en Beacon et qu’ils promeuvent Check?

Nous lançons en simultané Check Pro. C’est une application qui va permettre à nos partenaires de fidéliser leur clientèle avec de nouveaux outils. Nous voulons créer le bar du futur : un lieu intelligent où tout est connecté. Un concierge virtuel accueil et accompagne les clients tout au long de leur expérience au sein du lieu. Les utilisateurs sont invités à donner une note à la sortie de l’établissement. Ce dernier est donc certain que les personnes qui ont donné leur avis ont bien fréquenté le lieu. On permet aussi à nos partenaires d’envoyer des campagnes de communication pour dialoguer en direct avec les clients et créer une véritable proximité avec eux. Enfin, notre technologie propose des statistiques très précises sur leur clientèle (temps moyen passé, parité hommes/femmes, etc.) pour les aider dans leur travail au quotidien. Nous ferons bien évidemment évoluer Check Pro dans les prochains mois en prenant en compte les remarques de nos partenaires.

Quels sont vos objectifs de développement, en Savoie puis à l’échelle nationale et internationale?

On compte équiper 1500 lieux en France d’ici la fin de l’année fiscale, fixée au 31 mars. En Savoie : une centaine avec les stations de sport d’hiver. Et puis, nous préparons aussi – depuis cet été – notre arrivée aux Etats-Unis. Los Angeles sera notre premier terrain de jeu. C’est la capitale de l’entertainment et le milieu des start-up commence à devenir très intéressant là-bas, notamment grâce à Snapchat et Tinder.

Publié dansEconomie