EntreprisesServices

Click Eat, « un coupe-file pour les pauses-déjeuner »

2 min de lecture

Entretien avec Antoine Gantheret, co-fondateur et directeur général de Click Eat, un nouveau site de pré-commandes pour la restauration.

Quel constat vous a incité à créer ce service, et des exemples existants vous ont-ils inspiré ?

C’est lors de mon stage à Genève à l’été 2011 que m’est venue l’idée de Click Eat. Mes pauses déjeuner étaient souvent courtes et je perdais beaucoup de temps dans les files d’attente. Je trouvais dommage qu’on ne puisse pas avoir un coupe-file comme on rencontre à Eurodisney ou chez Air France, mais pour le déjeuner. De plus, nous avons constaté, lors de notre étude de marché, que de nombreux clients fidèles à une enseigne appelaient le restaurant pour commander à l’avance et éviter de perdre du temps ou s’assurer de la disponibilité d’un produit.

Au même moment, je devais choisir un sujet pour mon projet de fin d’études qui avait pour thème la création d’entreprise. J’ai alors appelé Thibaud Channelliere, un de mes associés aujourd’hui, pour savoir si cette idée l’intéressait. Il était en stage à La Défense et rencontrait le même problème. Il m’a donc tout de suite dit oui.

Quelles sont vos sources de revenus, et existe-t-il un nombre minimum de restaurants que vous souhaiteriez atteindre ?

Nous nous plaçons comme des apporteurs d’affaires pour les restaurants partenaires. Nous prenons donc une commission sur chaque commande passée sur le site. Il n’y a pas de frais fixe. Pour le consommateur la solution est gratuite. Il n’y a aucun minimum de montant pour pouvoir passer sa commande et les partenaires s’engagent à afficher les mêmes prix que dans leurs restaurants.

Le nombre « minimum » de restaurants a été atteint, puisque nous souhaitions ouvrir le site au public lorsqu’il y aurait suffisamment de choix pour le consommateur. Nous continuons cependant à développer le catalogue partenaire pour proposer une offre encore plus riche aux utilisateurs de Click Eat.

Envisagez-vous de proposer rapidement vos services à de grandes chaînes de restauration ?

Nous proposons un produit qui répond à un besoin actuel, même pour les plus grands comme on peut le voir aujourd’hui avec McDonald’s et son service de précommande en ligne GoMcDo. Nous avons déjà une enseigne de la chaîne Waffle Factory (gaufres) sur le site et nous sommes en discussion avec plusieurs autres chaînes.

Quels sont vos principaux axes de développement (extension sur Paris, à d’autres ensuite…) ?

L’objectif est de s’étendre rapidement sur Paris et sa banlieue. Dans le même temps, nous souhaitons déployer la solution à Lyon, Lille, Bordeaux où l’on rencontre le même besoin. Avant de penser à l’international.

Comment l’incubateur de votre école vous accompagne-t-il dans ce projet ?

Nous sommes dans l’incubateur de l’ECE Paris, école d’ingénieurs dont nous avons tous les trois été diplômés. En plus d’héberger la société (pour un an), l’incubateur nous permet d’être accompagnés par une coach dans le projet, nous propose des experts intervenant sur différents pôles (comptabilité, droit, etc). Nous avons aussi un soutien financier pour chaque équipe incubée, et un soutien professionnel en étant conseillés par les équipes marketing, communication et presse de l’école.

3279 articles

A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
Articles
A lire également
La sélection de la rédaction

HÔTELLERIE — Au Mandarin Oriental Lutetia, le restaurant Saint-Germain prend des accents italiens sous l'impulsion du chef Alessio Maselli

À Paris, au Mandarin Oriental Lutetia, le restaurant Saint-Germain fait évoluer sa ligne culinaire pour proposer une offre dédiée à la gastronomie italienne. Élaborée par le chef Alessio Maselli, cette nouvelle carte s’appuie sur des recettes épurées et des souvenirs d’enfance, complétée par les créations du chef pâtissier Nicolas Guercio.
La sélection de la rédaction

RESTAURANT — Près de la Tour Eiffel, Amazonia mise sur un brunch sud-américain pour attirer les Parisiens

Le restaurant Amazonia, dans le 7e arrondissement de Paris, cherche à diversifier sa clientèle. Il vient de lancer un brunch dominical inspiré des cuisines sud-américaines, avec l’ambition d’attirer davantage de clients de destination.
La sélection de la rédaction

RESTAURANT — À Paris, Red Katz renouvelle sa carte autour de la cuisine chinoise contemporaine

Claire Huang, Hélène Ding et Hélène Huang ont ouvert le restaurant Red Katz il y a deux ans à Paris. L’établissement propose…

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter

Laisser un commentaire