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Les bonnes pratiques de Première Vision pour connecter les acteurs de la mode

Mis à jour le 2 février 2019

Les salons de Première Vision réunissent les professionnels de la mode à travers une offre d’événements ciblés, complétés par une marketplace.

Du 12 au 14 février, les professionnels de la mode (textile, cuir, composants, fils, fibre…) se donnent rendez-vous à Première Vision Paris : 2000 exposants et 50.000 visiteurs au parc des expositions de Villepinte, deux fois par an. Des déclinaisons à Istanbul et à New York, complétées par trois salons sectoriels (Denim en décembre à Londres et à Milan en mai, Blossom, pour le luxe, en mai et en décembre à Paris, et Made in France en avril à Paris) sont proposées. L’entreprise, qui compte 75 salariés permanents, a réalisé 61,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017. Gilles Lasbordes, directeur général de Première Vision, nous en dit plus.

Quel périmètre englobent vos salons ?

Première Vision réunit la communauté de la mode pour préparer des collections de produits qui seront en boutiques. Nous organisons 12 éditions de salons, sur lesquels nous réunissons des offres de matières pour les marques de mode, stylistes, chefs de produit, responsables de collection, acheteurs du prêt-à-porter, des chaussures et de la maroquinerie. Nous sommes positionnés dans le processus de création et de développement des lignes de produits. 180.000 visiteurs se rendent à nos salons.

Qu’attendent, aujourd’hui, les visiteurs d’un salon professionnel ?

Nous avons des approches variées de la part des acheteurs. La mode est un secteur qui se renouvelle très fréquemment. Contrairement à ce que l’on peut penser, le monde du textile et du cuir sont aussi des mondes qui créent des collections. Le deuxième besoin réside dans l’orientation : il y a trop de propositions ! Nous ne couvrons que la partie la plus sophistiquée du marché. Nous mettons en avant les tendances, et nous proposons des conférences et séminaires, pour donner des clefs aux acheteurs afin qu’ils ne se trompent pas. Le troisième axe consiste à rajouter du contenu : au-delà de la rencontre entre un acheteur et un vendeur, nous amenons des éléments de réflexion. Nous avons deux gros programmes : la smart création (RSE, sustainablity), et la technologie (textiles intelligents, technologie embarquée).

De quelle manière intégrez-vous les start-up et les jeunes créateurs à vos salons ?

Côté exposants, malheureusement peu de start-up ou de nouvelles sociétés émergent. Nous les repérons dans le cadre de nos programmes. Côté visiteurs, beaucoup de nouvelles entreprises arrivent. Nous avons des programmes organisés en étant partenaire de la Fédération de la haute-couture et de la mode. Nous accueillons les marques en les redirigeant vers les fournisseurs les plus adéquats. Nous accueillons aussi un nombre d’écoles internationales sur le salon (jusqu’à 4000 étudiants par salon), en briefant les étudiants. Il est important qu’il y ait un renouvellement de la création.

Quel est l’objectif de votre marketplace lancée en septembre 2018 ?

La marketplace est née du constat que les outils digitaux pouvaient être au service d’une filière cuir et textile traditionnelle. Il y a une nette accélération du rythme des collections. Le digital peut permettre de réunir la communauté. Notre positionnement est similaire aux salons : la marketplace est sélective et réservée aux professionnels. Elle permet l’échantillonnage des collections, avant éventuellement de pouvoir passer des ordres de collections. La réaction des acheteurs est positive. Nous devons accompagner nos entreprises exposantes, qui ne sont pas forcément habituées à ces nouveaux outils.

Publié dansEconomieEntreprisesServices