Cet hiver, Le Berkeley et Le Maresquier, deux adresses du 8ᵉ arrondissement, revisitent leurs menus. Entre soupes légendaires, viandes fondantes et cocktails audacieux, ces brasseries allient tradition et modernité.
On est souvent séduits par leur cadre et leur emplacement. Mais que se cache-t-il dans l’assiette des restaurants parisiens de type grandes brasseries ? Au Berkeley et au Maresquier, dans le 8è arrondissement de Paris, il y a du nouveau. Des menus qui ont évolué, aussi bien pour un déjeuner d’affaires que pour une pause gourmande, avec des soupes en majesté. Avec un service du matin au soir. Cet hiver, passons à table.
Le Berkeley
Au pied du rond-point des Champs-Elysées, tout en étant en retrait de l’agitation de l’avenue, Le Berkeley est une institution ouverte depuis 1920. L’ambition de ses repreneurs, Paul Bouillin-Tardy et Baptiste Masson, en place depuis septembre 2025, est de redonner du lustre à l’établissement. “Accueillir, créer une atmosphère unique, sublimer les produits et voir les clients heureux… Voilà ce qui m’anime jour après jour. Cette aventure entrepreneuriale est à la fois une évidence mais évidemment un grand défi”, indique Paul Bouillin-Tardy sur LinkedIn.

Soupe à l’oignon
L’un des marqueurs de ce premier hiver pour le duo : la soupe à l’oignon gratinée au vieux comté (15 euros). “C’est l’anti-froid absolu, le confort version gastro-brasserie et un plat qui fait sourire dès la première cuillère”, décrit le restaurant – confirmation est faite sur place avec des clients qui font spécialement le déplacement. Pas forcément très instagrammable au premier abord, la soupe séduit par sa belle quantité de fromage, qui apporte de la générosité. Puis les oignons prennent le dessus, dans un deuxième temps. Il y a beaucoup de la gourmandise, avec de gros morceaux, avant une touche plus épicée à l’issue de la dégustation.
Côté cocktails, Initiales BB, le Bellini du Berkeley, fait office de best-seller, même au prix fort de 28 euros. Ses ingrédiens : champagne Moët & Chandon, sirop de pêche, jus de pêche de vigne. La robe orangée est soutenue. Au nez, la pêche prend l’ascendant, avant la fraîcheur du champagne. En bouche, le cocktail est onctueux, et un peu sirupeux. Fort heureusement, le champagne allège l’ensemble dans un second temps. Et nous voilà repartis en promenade à Paris…
Le Maresquier
Situé place Saint-Augustin, accessible depuis la gare Saint-Lazare ou la place de la Madeleine, Le Maresquier est ouvert tout au long de la journée. “Une adresse parisienne où l’on revient pour la cuisine, mais aussi pour l’ambiance, les visages familiers et ce mélange subtil de chaleur et de sophistication”, décrit son équipe.

Soupe VGE
Parmi les entrées phares du moment, un incontournable de la gastronomie française : la soupe VGE, aux truffes noires. Les ingrédients : truffe, foie gras, paleron et mirepoix de légumes. Créée par Paul Bocuse en 1975 à l’occasion d’un dîner donné à l’Elysée par Valéry Giscard d’Estaing, elle se caractérise par une coque en pâte feuilletée, que l’on casse dans la soupière avant de déguster le bouillon raffiné. Le soufflé, très aérien intrigue. Résolument enveloppant et gourmand, le consommé est davantage relevé en fin de bouche. On se plaît à déguster le foie gras d’une autre manière (15 euros).

Château filet
Autre choix, en plat cette fois-ci, le château filet (aussi appelé chateaubriand; 39 euros), une pièce de bœuf épaisse, très tendre, taillée dans le cœur du filet, “que nos habitués aiment bien commander, avec des copeaux de truffe en supplément”, nous précise le manager. On apprécie la sauce au poivre, et le côté moelleux de la viande. A découvrir aussi, l’onglet de boeuf Angus (29 euros) et sa sauce béarnaise, plus classique. En revanche, le service est assez lent.
