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Les pays périphériques peinent à s’extirper de la crise

L’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande se redressent lentement, non sans à-coups.

Les pays périphériques continueront d’être soumis à l’austérité budgétaire en 2014, explique le Crédit Agricole. Seule l’Espagne, dont le taux de chômage s’élevait pourtant à 26,7 % en octobre dernier, devrait mettre le frein sur cette politique. Le pays est sorti de la récession après neuf trimestres de baisse de son économie. Le produit intérieur brut (PIB) espagnol gagnerait, d’après la banque, 0,6 % en 2014, contre un recul de 1,3 % en 2013.

L’instabilité politique menace son voisin, le Portugal, qui devra, en 2014, réduire davantage son déficit budgétaire qu’en 2013. La majeure partie des mesures figurant au budget 2014 sont axées sur cet objectif. Même si « en termes de croissance, le Portugal ne cesse de surprendre positivement », le pays s’appuie essentiellement sur un rebond des exportations qui restent néanmoins faibles au regard de la capacité du pays. Le Portugal est néanmoins sur la bonne voie : « la dixième évaluation de la troïka a été positive. Le Portugal a déjà réussi dix examens sur douze, il n’en manque que deux », s’est félicité le Premier ministre Paulo Portas.

Toujours au Sud, la Grèce, dont le PIB a perdu 3 % au troisième trimestre contre 3,7 % au deuxième trimestre, reste convalescente. Le pays vient de réclamer une réduction de sa dette et poursuit son programme de privatisations, qui atteindrait cette année son objectif de recettes après deux abaissements consécutifs. Bénédicte Kukla, économiste au Crédit Agricole, rappelle que les ménages restent prudents, malgré la baisse des prix dans le pays. La Grèce a néanmoins bénéficié d’un sursaut de son activité touristique en 2013. S’élevant à 27,4 % en octobre dernier, son taux de chômage est le plus élevé des quatre pays étudiés.

L’Irlande, qui fait pour sa part figure de bonne élève en matière d’emploi avec un taux de chômage de 12,6 % en octobre, est pénalisée par la retombée en récession de son économie en 2012. Celle-ci a toutefois gagné 0,2 % au deuxième trimestre 2013. « La croissance irlandaise est relativement volatile du fait de la petite taille de l’économie et de son exposition à la demande et aux investissements étrangers », rappelle Bénédicte Kukla.

Publié dansEconomiePolitique éco