Aller au contenu

Jobs d’été : avis aux retardataires

Il est encore possible de décrocher un emploi d’été, mais les places sont rares.

Si certains secteurs, tels la banque, ont freiné le déroulement de leurs traditionnelles campagnes de recrutement d’auxiliaires d’été, d’autres univers, au sein desquels la demande en main d’œuvre en juillet-août est inhérente à leur activité, recherchent toujours des salariés.

A moins d’une semaine du début des vacances scolaires, nombre d’entreprises concernées ont déjà bouclé leur planning, effectifs compris, et espèrent que le climat sera meilleur qu’actuellement ou qu’en juillet dernier. Il n’est toutefois pas trop tard pour s’y prendre… Entre juin et septembre, 500.000 contrats saisonniers devraient être enregistrés, selon Le Monde, essentiellement dans l’animation et le tourisme.

« Bien sûr, il faut être mobile », explique à La Voix du Nord la directrice du Pôle emploi de Villeneuve d’Ascq, Françoise Depecker. Décrocher un emploi d’été à cette période relèverait certes du « miracle », mais cela reste possible dans quelques secteurs en tension, à l’instar de la restauration. Les candidats ne doivent pas s’attendre à systématiquement occuper un emploi près de leur domicile assorti d’horaires classiques, mais à devoir se déplacer – voire se loger, ce qui s’avère être une mission périlleuse à pareille période – pour prétendre aux missions qu’ils convoitent. De l’expérience est requise sur certains postes, même dans la restauration rapide.

Les titulaires du BAFA peuvent pour leur part faire valoir leur diplôme auprès de centres de loisirs, particulièrement pourvoyeurs de main d’œuvre en périodes de vacances scolaires : « On a des centres aérés le mercredi et pendant les autres vacances… On recherche des animateurs toute l’année », témoignait dernièrement le responsable d’une structure dans L’Union (Reims). Pouvant déboucher sur des collaborations ponctuelles ou régulières, les jobs d’été peuvent donc s’avérer être de véritables accélérateurs pour travailler à temps partiel ou débuter une carrière, à condition de bien viser un secteur en adéquation avec ses compétences et sa disponibilité.

Multipliez les réseaux

Certains emplois ne nécessitent guère de formation particulière, les aptitudes s’acquérant sur le tas, tandis que d’autres nécessitent, en amont de la prise de fonctions, une préparation. Le nettoyage en milieu hospitalier obéit ainsi à des règles spécifiques, à travers un cadre qui dépasse celui d’un agent d’entretien classique. Ici aussi, les temps partiels tout au long de l’année sont légion, le recrutement pouvant s’effectuer au sein du vivier constitué à l’occasion des emplois d’été.

Rares sont les structures recensant les offres de jobs d’été. Pôle emploi constitue un intermédiaire de référence, et peut être complété par des acteurs locaux tels certaines collectivités, qui disposent de services dédiés à la jeunesse, tels des points d’information. Le bouche-à-oreille s’avère néanmoins être monnaie courante, en particulier au sein des petites sociétés : ne nécessitant pas de démarches particulières et basé sur la confiance, il constitue un des principaux canaux de recrutement, tous types d’emplois confondus.

Quelque soit le mode de recrutement, par annonce ou par cooptation, l’avantage financier de ces emplois dépasse la seule rémunération en étant attendue : s’ils sont déclarés et se déroulent au moins deux mois sur la base du Smic, ils ouvrent le droit à une cotisation retraite. De quoi (déjà) commencer à préparer son avenir !

Publié dansActualité socialeEntreprisesManagement