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Comment travaillent les videurs du Delirium, à Bruxelles

2 min de lecture
Chris et Kévin, portiers au Delirium à Bruxelles

A Bruxelles, rencontre avec les portiers du Delirium, l’un des lieux phares de la bière et des cocktails de la capitale belge, dans un espace aussi grand en capacité d’accueil qu’exigu en taille.

A Bruxelles, impossible, pour un touriste, de passer à côté du Delirium, le plus gros bar à bières de la capitale belge (jusqu’à 2000 bières proposées à la carte !), contigu à plusieurs bars à cocktails dans une petite impasse du centre historique. Pour gérer l’affluence, Isabelle Granville, directrice de la société de gardiennage Safe-T First, s’appuie sur un pool de portiers. « Le mercredi est un jour calme, donc nous travaillons avec deux agents. Les week-ends, ils sont à six minimum et parfois huit ! », indique-t-elle. Dans cet espace confiné alliant un passage public et des établissements aux multiples étages, les équipes doivent s’adapter.

« Nous sommes parfois confrontés à des menaces, de la violence aussi bien verbale que physique. Les personnes ayant consommé de l’alcool excessivement ou sous l’effet de drogue sont assez difficiles à gérer. A côté, il est toujours satisfaisant stopper des conflits entre les barmans et les clients ou entre les clients eux-mêmes , d’arrêter un pickpocket en flagrant délit ,d’aider une personne victime d’un malaise… Par toutes ces actions, je contribue au bon déroulement de la soirée », explique Chris, l’un des portiers de l’équipe, qui a débuté sa carrière au sein des bâtiments – plus feutrés – de la Commission européenne.

«Il faut savoir être ferme, courtois et dialoguer»

Pour ces hommes, plusieurs qualités sont requises : « la capacité à dialoguer, le sang -froid, le self control, le secourisme,  la politesse, le multilinguisme ainsi qu’une certaine force physique sont indispensables dans le métier », énumère Chris. « La tolérance, la patience, la douceur et la fermeté à la fois » sont aussi nécessaires, poursuit son collègue Kévin, qui est quant à lui entré dans la profession par l’intermédiaire d’amis qui l’exerçaient auparavant. Une récente évolution de la loi a permis, aux agents, d’opérer dans un cadre plus précis : les contrôles des entreprises sont davantage poussés, tandis que les agents de gardiennage peuvent désormais soumettre tout le monde à un contrôle d’accès à l’entrée d’une entreprise ou d’un évènement.

A l’instar du personnel des bars, leur rythme de travail est tout aussi décalé, à partir de 20 heures. « Il y a une sorte de liberté au travail qu’on ne retrouve pas dans n’importe quelle domaine professionnelle et pour les inconvénients, on a pas souvent des weekends à nous. Parfois on peut avoir des craintes et il faut les avoir car c’est encore plus dangereux de ne pas en ressentir. En somme, quand il faut être là, il faut être là! », lance Kévin, qui veille à la bonne tranquillité de l’impasse de la Fidélité.

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